Le fait/ «Culture arbitrale» dites-vous?





Il est irréfutable que le présentateur et premier responsable de l’émission «Dimanche Sport» s’échine à améliorer le contenu et la forme de son produit télévisuel. Mais, dans les faits, les intentions ne sont pas toujours cristallisées avec bonheur. Contentons-nous, cette fois-ci, d’évoquer la rubrique «Culture arbitrale». Lors de la dernière émission, l’animateur a reconnu qu’ «il était temps de lever le voile sur ce volet». Ce faisant, il avoue que cette émission sportive possédait une grande trace qu'elle aurait dû combler depuis belle lurette. En outre, pourquoi une dénomination pareille pour une telle rubrique? Le recours à cette sorte d’euphémisme trahit une volonté de bémoliser cet aspect, de faire apparaître cet ogre, ce «goule» qu’est l’arbitrage sous des linéaments amènes. Il faut appeler un chat un chat et prendre le taureau par les cornes. A l’évidence, le problème de l’arbitrage est encore appréhendé avec des calculs d’un autre âge, conditionnés par le poids écrasant de certains clubs et le jeu sordide d’influences. Il est grand temps de consacrer les moyens de ses ambitions (multiplier les caméras dans les endroits névralgiques du stade, favoriser une tranche horaire plus importante à l’enregistrement des séquences les plus saillantes d’un match…) et surtout de se réclamer d’un nouvel état d’esprit, qui consiste à commenter objectivement les actions litigieuses. Cette rubrique, dont raffolent tous les téléspectateurs, doit être animée par des experts en la matière (entraîneurs, joueurs chevronnés, anciens arbitres, spécialistes des règlements…). Il y aura des réactions intempestives au début et c’est le propre de chaque tradition ébranlée. l’usage courant des nouvelles pratiques fera le reste, en banalisant le sujet. Il faut avoir le courage d’instaurer une fois pour toutes de nouvelles habitudes. Par ces jours de célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, qu’on cesse d’étrangler la liberté d’expression. Le téléspectateur sportif du XXIème siècle naissant mérite plus d’égards, ce n’est qu’à ce prix qu’il sera «arbitralement cultivé». W.S.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com