L’asthme en Tunisie/ La négligence à l’index





L’asthme touche entre 3 et 5% de la population tunisienne. Etant une maladie qui se traite mais qui ne guérit pas, l’asthme est compliqué par la négligence des malades. Tunis - Le Quotidien Avant-hier, le monde célébrait la Journée mondiale de l’asthme, placée cette année sous le signe des contraintes de cette maladie, subies aussi bien par le patient que par la collectivité. Pour définir cette maladie, on dira qu’il s’agit d’une pathologie des bronches, caractérisée par une hyper-réactivité . Celle-ci est également liée à l’état d’inflammation chronique de la bronche. «L’asthme se manifeste par des difficultés respiratoires», explique Pr. Habib Ghédira, de l’hôpital Abderrahman Mami. Il peut aussi se manifester par des excès de toux ou par des oppressions thérapiques. Parfois, le sujet va sentir un chatouillement. Les risques d’avoir cette maladie varient. Pr. Ghedira souligne que la personne peut faire une crise d’asthme sévère. «Cette crise peut aboutir à un état de difficultés respiratoires très intenses, de nature à provoquer même la mort». On évoque à ce même sujet les conséquences d’une inflammation qui persiste et, du coup, elle va engendrer un remodelage de la bronche qui devient incapable de laisser passer l’air. «Le malade se trouve alors dans un état d’insuffisance respiratoire chronique irréversible». La maladie de l’asthme qui touche entre 3 à 5% de la population tunisienne se déclenche à cause de deux grands mécanismes. Le premier est intrinsèque et c’est le cas d’un terrain prédisposé à l’asthme du fait d’une particularité génétique. «C’est pourquoi l’asthme est une maladie plutôt familiale» * Les facteurs climatiques à l’index Le deuxième grand mécanisme est exogène et est lié à certains médicaments, mais surtout en rapport avec l’environnement. A ce juste titre, le spécialiste évoque les allergènes de la poussière de maison ainsi que du pollen. En plus de ces mécanismes, plusieurs autres facteurs ne sont pas propres aux asthmatiques, mais peuvent quand même provoquer des crises chez tous les malades. «Ce sont des facteurs irritatifs» et on en cite la fumée des cigarettes, la pollution et les odeurs fortes. Quant au traitement de l’asthme, il faut préciser que le terrain prédisposé ne peut être changé. «Mais on peut le contrôler». L’allergologue compare ce terrain au caractère d’une personne. «Ce qui veut dire qu’on est en mesure de faire en sorte que ce malade vive normalement». Pour cela, il y a deux choses essentielles : Primo : éviter l’inflammation chronique sous-jacente de la bronche afin de parer en l’occurrence au remodelage. Et secundo, prendre régulièrement les traitements préventifs pour certains sujets. Car ces inhalateurs en spray ou en poudre sèche permettent de traiter l’inflammation. Si ces traitements sont suffisants pour un nombre d’asthmatiques, d’autres qui souffrent d’un asthme plus sévère doivent associer, aux corticoïdes, des médicaments appelés Béta 2 de longue action, lesquels préviennent les complications. Seulement, 60% des patients arrêtent leur traitement dès qu’ils se sentent mieux et s’exposent à ces risques, tout en refusant d’accepter la nature chronique de cette maladie, d’où l’importance de se conformer aux conseils du médecin. Il reste à préciser que le climat tunisien est favorable à certaines allergies en fonction des particularités de chaque région. Quant aux allergies, elles représentent un des facteurs de l’asthme. M. KADA


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com