«Contact Dance Company»/ Un goût d’inachevé





Le spectacle présenté par la compagnie maltaise «Contact Dance Company» n’a pas ravi le public tunisien. Le spectacle donné par «Contact Dance Company», avant-hier au 4ème art dans le cadre des 3èmes Rencontres chorégraphiques de Carthage, a été décevant. Pour preuve: le troisième et dernier tableau intitulé «Tempest» a été présenté devant une poignée de spectateurs, la plupart ayant quitté la salle au milieu du spectacle. «Je ne connais pas cette compagnie. Elle m’a été proposée par l’ambassade de Malte. Je vais la découvrir en même temps que vous», nous a dit Sihem Belkhoja, directrice de ces journées chorégraphiques avant le spectacle. Elle a dû être déçue par la prestation de cette compagnie maltaise qui a été fondée en 1999 et qui manque d’expérience. Elle devra insister à l’avenir pour voir, au moins sur une cassette-vidéo, les spectacles avant de les programmer. Les spectacles présentés les trois premiers jours étaient pourtant d’une bonne facture et le public a souvent répondu présent. Contact Dance Company, puisqu’il faut en parler, a présenté trois tableaux intitulés «Recited Spaces», «TVOD» et «Tempest», chorégraphies réalisées respectivement par Sandra Mifsud, Douglas Comley et Francesca Abela Trantar. Le premier interprété par cinq jeunes danseuses habillées en tenue de ville évoque l’intensité des liens entre les êtres à travers la communication des corps qui se lient, se délient, s’entrelacent, se cherchent, se retrouvent dans un mouvement tournant faussement respectif. «TVOD» évoque le quotidien télévisuel de l’homme d'aujourd'hui devenu esclave du petit écran. Ici les corps sont flasques, affalés, lascifs, et sans sensualité. L’être qui zappe à longueur de jours et de nuits est hypnotisé, presque inanimé, désincarné. Il ne vit plus. Il consomme des images et devient lui-même un élément d’un décor. «Tempest» qui est de l’aveu même de sa créatrice, est un spectacle inachevé pèchant par sa répétitivité et sa monotonie. Il faudrait le voir dans d’autres circonstances pour pouvoir le juger. Zohra abid


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com