Billet/ Disque… Risque !





Appelons-les, vieux disquaires, ou si vous voulez anciens collectionneurs ou même vendeurs de vieux disques. La Tunisie en compte encore quelques dizaines éparpillés à travers le Grand Tunis et même à l’intérieur du pays. Ils continuent de sauvegarder jalousement des anciens tubes du patrimoine musical arabe (Mohamed Abdelwaheb, Oum Kalthoum, Ali Riahi, Sadok Thraya et Mohamed Jamoussi etc...) Chez ces vieux disquaires, les mélomanes peuvent trouver aussi des volumes classiques de genres musicaux, les plus anciens, toutes catégories confondues (symphonie, jazz, Blues, Gospel, rock...). Mais avec le développement de l’industrie de la gravure et d’enregistrement ces dernières années, certains de ces anciens collectionneurs ne cessent de broyer du noir. Pour la plupart tenanciers de petites boites de gravures de CD ou d’enregistrement de CD, ces commerçants d’anciens disques démènent comme de beaux diables, pour fidéliser leur clientèle qu’ils ravitaillent d’ailleurs, depuis des années. Une interrogation reste : comment sauver cette catégorie de disquaires dont la profession est menacée d’extinction ? C’est la principale question que de nombreux nostalgiques du patrimoine musical se posent aujourd’hui. Certes, la profession résiste malgré tout aux méfaits de la concurrence et certains vieux disquaires continuent tant bien que mal à exercer leur métier avec beaucoup de bonheur. Car, de nombreux mélomanes ne trouvant plus leur compte chez «les nouveaux disquaires» s’orientent, de plus en plus, vers ces dépositaires du patrimoine musical. Cependant, face aux ingrédients néfastes de la concurrence dans le secteur de la gravure et d’enregistrement de disques, il va falloir que cette race de collectionneurs d’anciens disques s’adapte aux nouvelles lois du marché sinon, ils risquent de disparaître. O.W.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com