EST – CSS (2 – 1)/ L’Analyse Technique de Slim Abdelghaffar: «Manque de fraîcheur sfaxienne»





Le C.S.S a opté pour une stratégie reposant sur 4 défenseurs en zone, Gharbi et Abdi à droite, Messaoud et Merdassi à gauche, 2 pivots qui avancent en piston, Boujelbane et Malik, 2 milieux excentrés offensifs à droite Bergaoui à gauche Essefi, un régisseur Ettayeb derrière un seul attaquant de pointe N’daye. L’E.S.T a gardé son 4-4-2 classique avec 4 défenseurs: les latéraux Guizani, B’haïri plus les 2 axiaux en couverture mutuelle Badra et Jaïdi, un seul pivot M’nari, 2 excentrés offensifs: Melki à droite et Clayton à gauche et un régisseur Souayah derrière les 2 attaquants Diaky et Harbaoui. * En première mi-temps Pendant les vingt premières minutes, le gardien de but sfaxien n’a pas été inquiété, l’Espérance a vu ses attaques échouer à maintes reprises avant même le dernier tiers du terrain. Le but concédé en début de rencontre (5’) était le fruit d’un pressing haut, bien appliqué sur le flanc gauche défensif de l’Espérance, Ettayeb a intelligemment contré Badra et a tout de suite enchaîné par un tir croisé faisant profiter Essefi qui a repris la balle repoussée par le gardien. Ce but a déstabilisé le groupe espérantiste et surtout déconcentré les attaquants qui ont été bien cernés par l’axial Abdi et surtout Merdassi qui a été imbattable dans sa zone notamment sur Diaky où il a excellé dans ses interventions. Même Melki et Clayton qui étaient censés alimenter la ligne d’attaque n’ont pas eu la réussite escomptée, le premier manquant de lucidité dans ses gestes techniques, le deuxième manquant de précision dans ses services. Côté sfaxien, on a vu un milieu de terrain en verve animé surtout par les déclenchements de Ettayeb, ce dernier, à travers ses ouvertures souvent par l’extérieur du pied, a poussé le trio Essefi-Bergaoui-N'daye vers les zones sensibles de la défense espérantiste ce qui a dérangé les axiaux et surtout muselé les arrières latéraux Guizani et B’haïri, les condamnant à ne participer qu’occasionnellement en phase offensive. Aussi les solutions présentées par Boujelbène pour sa défense, l’écran d'Essefi sur Melki et de Bergaoui sur Clayton ainsi que le démarquage intelligent de Ettayeb ont permis aux Sfaxiens de gagner la bataille du milieu et à la défense sfaxienne de bien acheminer des balles depuis les zones arrières. * En seconde mi-temps Ce qui n’a pas été réalisé en 1ère période par l’Espérance, on l’a vu dessiner en seconde mi-temps car l’abattage au milieu de terrain «une seule touche de balle» de préparation, les appels de balles croisées des attaquants, le mouvement sans ballon et l’engagement physique surtout sur balles arrêtées ont caractérisé le rendement des joueurs espérantistes. D’ailleurs, la balance a été renversée par la concentration et l’application des attaquants notamment Harbaoui qui a changé souvent son placement et grâce à son passage sur le flanc gauche, il a pu se libérer de Merdassi pour donner l’avantage à son équipe avec un tir croisé d’une grande qualité. Ce jeu en mouvement, avec l’apport de Souayah en phase finale de l’attaque, la fraîcheur physique des jeunes Zaïem et Ayouba intégrés en seconde mi-temps, l’excellente prestation de Badra en couverture à gauche sur Guemamdia qui manque toujours ce crochet de finition ou sur Kadri et Ettayeb, qui sont tombés parfois dans l’individualisme et la fantaisie; a basculé les rapports de force dans ce match. Il faut souligner aussi que d’une façon ou d’une autre on pourrait qualifier les changements effectués par M’rad Mahjoub en seconde mi-temps n’ont pu maintenir la stabilité affichée en 2ème mi-temps car d’un point de vue personnel, on aurait pu voir la défense sfaxienne carburer mieux avec Malik dans l’axe défensif pour couvrir les Merdassi et Abdi qui avaient échoué dans la couverture mutuelle en seconde mi-temps et peiné face à la vivacité des attaquants espérantistes. D’autant plus que Malik est aussi ferme dans les marquages que dans la couverture. En plus, l’attaque sfaxienne en seconde mi-temps a trop concentré le jeu sur la droite alors que du côté espérantiste c’est Guizani qui manque quand même de compétition qu’il fallait déranger sur le flanc droit défensif. En conclusion, le C.S.S a payé le manque de fraîcheur physique causé par ses engagements arabes, et n’a pu finir un match très musclé en pleine saison. Côté espérantiste, on a compris en deuxième mi-temps que pour remporter le championnat il faut gagner impérativement ce match, son entraîneur a su ménager les jeunes à l’instar de Harbaoui qui a exploité le travail ces deux dernières années.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com