«le calendrier de 2005 est irréaliste»/ Le cadeau de Bush à Israël





Israël était conforté hier par les déclarations du pésident américain, George W. Bush, remettant en question l’échéance de 2005 pour la création d’un Etat palestinien. Ces déclarations ont irrité les Palestiniens. Le Quotidien - Agences Le conseiller diplomatique de Sharon, Zalman Shoval, s'est félicité de la prise de position de Bush selon lequel "le calendrier de 2005", prévu par la Feuille de route pour la création d'un Etat palestinien, n'est "plus aussi réaliste qu'il ne l'était il y a deux ans", date de l'élaboration du plan de règlement international du conflit israélo-palestinien. "Néanmoins nous devons pousser aussi fort que possible pour arriver à établir un Etat", a ajouté Bush dans un entretien accordé avant-hier au journal égyptien Al-Ahram. Pour Shoval, "l'échéance de 2005 est devenue impossible car on en est toujours au point de départ de la Feuille de route, à cause du refus de l'Autorité palestinienne de lutter contre le terrorisme. Dans ces conditions, il est évident que la date de 2005 n'est plus du tout réaliste". Il a salué l'approche de Bush, qui s'inscrit selon lui en droite ligne avec ses déclarations sur un règlement du conflit israélo-palestinien. En recevant Sharon le 14 avril à la Maison-Blanche, Bush a jugé "irréaliste un retour aux frontières de l'armistice de 1949" et estimé "préférable" que le droit de retour des réfugiés s'exerce dans le cadre d'un Etat palestinien, en apportant un soutien fort au plan de retrait de Sharon. Shoval a par ailleurs émis des réserves sur la rencontre prévue entre le 17 et le 23 mai entre Condoleezza Rice, la conseillère de Bush pour la sécurité nationale, et le Premier ministre palestinien Ahmad Qoreï, qui marquera la reprise des contacts au plus haut niveau entre les deux parties. "Rencontrer Qoreï c'est rencontrer l'émissaire direct de Yasser Arafat, mais j'imagine que Washington a ses raisons pour une telle rencontre", a-t-il estimé en référence au président de l'Autorité palestinienne qu'Israël veut mettre hors-jeu et menace régulièrement de bannissement, voire de mort. * Sabotage En revanche, l'Autorité palestinienne a accusé Bush de saboter la Feuille de route en mettant en doute le calendrier de 2005 pour l'Etat palestinien, et de faire carrément le jeu d'Israël. Le dirigeant palestinien, Yasser Arafat, a jugé «irréaliste» de reporter la création d’un Etat palestinien au-delà de 2005, répondant du tac au tac aux déclarations du président américain George W. Bush. "La prise de position du président Bush enlève tout sens à la Feuille de route, puisqu'elle remet en cause son calendrier d'application qui en constitue l'élément essentiel", a déclaré pour sa part, le ministre chargé des négociations, Saëb Erakat. Bush "satisfait de cette façon aux demandes d'Ariel Sharon", a-t-il souligné en accusant Sharon "d'avoir toujours violé les règles du jeu avec le soutien des Américains". Le ministre palestinien a cependant exprimé l'espoir que la prochaine rencontre de Qoreï avec Rice permettrait aux Palestiniens de se faire entendre par Washington. Pour le principal conseiller de Arafat, Nabil Abou Roudeina, "tout report de la création d'un Etat palestinien nuirait au processus de paix et au dialogue entre Américains et Palestiniens".


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com