Jeunes et voitures/ L’amour à la vitesse grand V





La voiture synonyme d’évasion et d’aventure est pour des raisons économiques l’apanage des adultes. Néanmoins, depuis quelques années les choses ont changé. L’image des jeunes derrière le volant est devenue en effet, un phénomène en vogue donnant lieu à tous les fantasmes... Tunis — Le Quotidien Les statistiques avancent le chiffre de 1.500.000 de véhicules qui sont immatriculés actuellement en Tunisie dont 1 million de voitures de tourisme. La mesure présidentielle prise en faveur des cadres a contribué au développement de notre parc automobile à telle enseigne que deux citoyens sur dix possèdent aujourd’hui une voiture. Cela veut dire que celle-ci n’est plus un rêve, mais un outil pour concrétiser d’autres rêves en particulier chez les jeunes accros naturellement de la vitesse et de la sensation forte. Et ce ne sont pas les lycéens qui vont contredire ce constat. Il y a lieu de souligner que l’image des «3V» «vice», vitesse, voiture colle à merveille au profil de nos jeunes conducteurs. Mouez Achour, 17 ans, 1ère année, en fait partie. Ce jeune, bien qu’il ne possède pas encore une voiture, en rêve déjà. «J’adore la vitesse et puis puisque tout le monde frime avec les quatre roues autant faire comme eux. De plus, c’est nettement plus facile pour draguer les filles quand on a la voiture», dit-il. Quant à Mourad Ben Mohamed, 19 ans, lycéens et «fana» des BMW, il rêve d’en avoir une, «série 3.30». «Elle n’est pas encore sur le marché. Elle est très puissante et très belle. Avec quelques modifications sur son compteur, elle peut aller jusqu’à 320 km/h. C’est un vrai bijou», explique-t-il. Certains jeunes vont jusqu’à risquer leur vie et celle des autres en faisant des démarrages américains et des rodéos devant leurs lycées. En témoigne Mohamed Amine Echeïeb, 18 ans. «Certains conducteurs sont très forts en matière de frime. «Le m’as-tu vu», c’est leur créneau. Ils mettent la musique à fond avec les vitres ouvertes, et ils circulent devant le lycée pour se montrer. La frime à fond de caisse, rien que cela», ajoute Mohamed Amine. Arbi Zidène, lycéen en 2ème année a, lui aussi, remarqué l’attitude trop frimeuse des jeunes conducteurs. Malgré le fait qu’il possède une voiture, Arbi ne la conduit jamais pour aller au lycée. «Je pense que la voiture crée encore un sentiment de frustration chez les jeunes, surtout au lycée. Ceux-ci sont dans la majorité des «ados» et n’ont pas une vision claire des choses. Pour eux elle représente le luxe. Ce qui n’est pas toujours vrai. Aujourd’hui la voiture est une nécessité. Elle est devenue indispensable pour se déplacer rien de plus», ajoute-il. Wissal Hasnaoui


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com