Bilan des 3èmes Rencontres Chorégraphiques de Carthage/ La griffe africaine





Sur vingt compagnies présentes à Tunis, onze étaient originaires de l’Afrique. La danse moderne se porte bien dans notre continent. Les 3èmes Rencontres chorégraphiques de Carthage, organisées du 1er au 8 mai à Tunis, ont tenu toutes leurs promesses. Notamment au niveau de la programmation proprement dite, où elle fut de très bonne facture. Sur la vingtaine de compagnies qui se sont produites à cette occasion, onze sont originaires d’Afrique. Ce qui dénote un développement de cette discipline artistique dans le continent noir. Cela ne devrait pas nous étonner, d’abord parce que les Africains ont toujours été de très bons danseurs. La danse fait partie de leurs traditions ancestrales. Ils l’ont simplement adaptée aux techniques de la représentation moderne, tout en essayant d’en préserver la force suggestive, l’énergie, l’âme. La plupart des troupes africaines ont évité d’imiter leurs homologues européennes. Elles ont tenu à présenter des ballets profondément ancrés, tant au niveau des thématiques que des techniques, dans la tradition africaine. On ne peut que les en remercier. Car, ils sont en train d’enrichir l’art chorégraphique contemporain de leurs apports respectifs. Syhem Belkhodja, directrice de ces Journées, précise : «La danse en Afrique est à la fois une forme de défoulement, de thérapie, de divertissement. Cette forme d’expression corporelle, qui traduit le bien-être comme le mal-être des hommes, les Africains, comme les autres peuples de la planète, l’ont connue depuis l’aube des temps». Si les troupes africaines parviennent aujourd’hui à s’imposer dans les grands festivals internationaux, en Europe, en Amérique et en Asie, c’est d’abord pour la qualité professionnelle de leurs produits et pour leurs apports technique, artistique et esthétique à la danse contemporaine. La forte participation africaine a été le fait marquant de ce troisième Printemps de la Danse. Le public tunisien, qui a toujours confondu l’art du ballet et la culture occidentale, n’a pas été surpris de constater que les Africains sont également de grands créateurs dans cette discipline qu’ils sont en train de révolutionner. Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com