Irak/ L’armée US s’essouffle





• Libération de plus de 300 Irakiens d’Abou Gharib Cédant aux pressions de la guérilla, Paul Bremer a évoqué, hier, et pour la première fois, un possible retrait d’Irak. Cédant, aussi, au scandale des sévices contre les prisonniers, l’armée de l’occupation a consenti hier à la libération de plus de 300 détenus d’Abou Gharib, la tristement célèbre geôle par qui le scandale a éclaté. Le Quotidien-Agences Parlant à des responsables irakiens, Bremer a évoqué la possibilité d'un désengagement américain en le conditionnant toutefois à une demande irakienne et en estimant qu'une telle demande ne serait pas formulée. "Si le gouvernement intérimaire (qui sera en charge de l'Irak après le transfert du pouvoir le 30 juin) nous demande de partir, nous partirons, mais je ne pense pas qu'il le fera", a déclaré Bremer. "Il n'est évidemment pas possible de rester dans un pays où nous ne sommes pas les bienvenus", a-t-il ajouté, soulignant cependant que "la disparition le 30 juin de l'Autorité provisoire de la coalition (CPA) ne signifie pas que les Etats-Unis vont quitter l'Irak". La formation d'un gouvernement intérimaire fait l'objet de consultations avec la participation de l'émissaire de l'ONU Lakhdar Brahimi. Ce cabinet aura la charge du pays jusqu'à la tenue d'élections générales au plus tard en janvier 2005, selon le schéma prévu par la Constitution provisoire irakienne. * Libération Par ailleurs, la libération des 315 détenus irakiens d'Abou Ghraib a été annoncée mercredi par le général Mark Kimmitt, chef adjoint des opérations militaires en Irak. Elle intervient au lendemain de la visite à Abou Ghraib, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Bagdad, du secrétaire à la Défense américain Donald Rumsfeld. La coalition procède régulièrement à la libération de détenus à Abou Ghraib, mais en plus petit nombre. Plusieurs détenus libérés ont affirmé avoir subi des sévices, sans qu'il soit possible de vérifier leurs dires. "Ils m'ont enfermé dans une cellule d'isolement pendant six jours (...) et m'ont suspendu par les mains contre un mur pendant cinq heures", a notamment affirmé Abou Moustafa, 24 ans, arrêté il y a dix mois pour avoir été soupçonné de diriger un groupe de la guérilla. Le 8 mai, le responsable des prisons de la coalition, le général Geoffrey Miller, avait déclaré que la fermeture d'Abou Ghraib n'était pas à l'ordre du jour. "Pour le moment, nous allons continuer à utiliser" cette prison, avait-il indiqué. Le général Miller avait auparavant indiqué qu'il voulait réduire de moitié la population carcérale d'Abou Ghraib, qui comptait début mai 3.800 détenus.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com