Ecole Nationale du Cirque/ Le retour des saltimbanques





L’Ecole Nationale du cirque, lancée en octobre 2003, vient de donner son premier spectacle au Palais du Théâtre de Halfaouine. «Le spectacle que vous avez vu est l’aboutissement d’un rêve que nous avons fait en 1998: celui de créer une école de cirque et des arts de spectacle à Tunis» a dit Mohamed Driss, directeur du Théâtre National Tunisien (TNT), à l’issue du spectacle de cirque artistique présenté vendredi au Palais du Théâtre Halfaouine à l’occasion de la clôture de la session particulière de l'Ecole Nationale des Arts du cirque de Tunis, inaugurée en décembre dernier au sein du TNT. Le spectacle composé de trois tableaux, a été donné par une trentaine d’élèves de l’école de cirque de Tunis et de celle de Rosny-Sous Bois, en France, qui ont travaillé ensemble pendant une quinzaine de jours pour mettre au point leur premier spectacle. «C’est une scène de confrontation entre les élèves d’une même promotion, les Tunisiens comme les Français ont entamé leur formation en septembre dernier. Ils n’ont pas à rougir de leurs performances. Les Tunisiens en particulier sont sur la bonne voie. Dans quatre ans, en 2007, la première promotion de l’Ecole de cirque de Tunis donnera un spectacle de très haut niveau, j’en suis convaincu», a dit de son côté Bernard Turin, fondateur de l’Ecole Nationale Française des Arts de cirque de Rosny-Sous Bois, et conseiller pédagogique qui a suivi la fondation et le démarrage de l’Ecole tunisienne. Monsieur Kamel Haj Sassi, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Loisirs, a insisté sur les perspectives qu'offre cette nouvelle école aux jeunes artistes qui ont choisi de suivre ses cours. «Dans le cadre général des nouvelles formes que prend le marché de l’emploi des loisirs, l’artiste de cirque dispose aujourd’hui de larges perspectives ouvertes. Non seulement il a le loisir de pouvoir faire carrière dans le réseau international des compagnies de cirque mais il peut aussi explorer de nouvelles formes de cirque et se joindre ou créer avec d’autres artistes son propre collectif», a déclaré le secrétaire d’Etat. * Des élèves bien outillés «C’est un très beau projet et qui démarre bien. Les élèves ont déjà une bonne notion de la scène. Ils vont se perfectionner sur le plan technique. Bientôt, ils seront suffisamment outillés pour savoir offrir du plaisir aux spectateurs», a dit pour sa part Luc Richard, enseignant à l’école de Rosny-Sous Bois. Le premier noyau de l’école de cirque été formé en 2001 à l’occasion des Jeux Méditerranéens de Tunis. Les jeunes qui le composent ont pris part en septembre 2001 à la cérémonie d’ouverture de ces Jeux. Mohamed Driss et ses collaborateurs ont dû batailler pendant deux ans pour élaborer le projet d’une école nationale des arts de cirque. Cette école a démarré le 1er octobre 2003, avec une douzaine d’élèves dont quatre filles, sélectionnés sur une vingtaine de candidats. Le 20 décembre 2003, la grande salle d’entraînement était inaugurée à Halfaouine par le ministre de la Culture, de la Jeunesse et des Loisirs. Les cours se poursuivent depuis, sous la houlette de formateurs tunisiens et français, dans le cadre d’un accord avec l’école de Rosny-Sous Bois. La seconde promotion de l’école est actuellement en préparation. Le mot de la conclusion est celui de Mohamed Driss: «Grâce à cette école, le quartier de Halfaouine va renouer avec la tradition de la culture populaire qui l’a toujours caractérisé». Zohra Abid


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com