Expositions/ Galeries fantômes, œuvres zombies





Voyons ces expositions qui fleurissent tels des champignons, ces ateliers de peinture pour enfants qui deviennent omniprésents dans quasiment toutes les différentes régions du pays? Sommes-nous en mesure de dire que les arts plastiques se démocratisent? Ce n’est pas malheureusement le cas. Tout bilan de la situation paraîtrait hasardeux, car il faut tout juste chercher à savoir si l’on est sorti avec un quelconque enseignement ou s’il s’agit d’une programmation qui serve de bouche-trou dans un calendrier culturel qui devient presque identique à quelques exceptions d’autant plus méritoires. Et le public des galeries d’art? Celui-ci a tendance à fuir un art taxé de «purement culturel» qu’il n’arrive pas à appréhender à sa juste mesure. Le résultat? Des œuvres zombies se voient plusieurs fois l’année dans des galeries désertes. Et l’artiste dans tout cela? Le jeune Hédi Trabelsi, qu’on prend pour exemple, confie que «dès que les responsables passent les artistes sont chassés des galeries». Qu’il soit jeune ou professionnel, l’artiste est, aujourd’hui, blasé par tant d’indifférence qui semble inhérente à la pratique du métier partout dans le monde et à travers tous les temps. En nouveau Galilée, notre artiste verra ses œuvres sauvagement outragées et entre ses dents il se dira «Et pourtant elle tourne»… Mona Ben gamra


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com