Etudes à l’étranger/ Le saut dans le «connu»





Partir à la recherche du savoir devient depuis quelque temps une tendance. Le nombre élevé d’étudiants tunisiens qui partent chaque année dans les universités étrangères, suscite une question: pourquoi cet engouement pour les études à l’étranger ? Tunis - Le Quotidien Les demandes de préinscription, se chiffrent par milliers chaque année. La procédure est généralement la même pour tous les pays de l’Europe; passer par le Centre culturel du pays, où le candidat désire poursuivre ses études. Vraisemblablement , c’est la procédure la plus sûre et la plus efficace pour s’assurer une situation légale une fois l’autre rive franchie. Certes, les démarches sont compliquées et, parfois, longues. Pourtant, certains contrairement à d’autres, persistent à affronter toutes les contraintes et parcourir toutes les étapes pourvu qu’ils parviennent à la destination désirée. * A la recherche des spécialistes En dépit de la richesse de la formation universitaire en Tunisie, certaines branches manquent de spécialités. En témoigne Hichem B. étudiant en SVT (sciences de la vie et de la terre) qui compte poursuivre un troisième cycle en France. «Personnellement, j’aurai aimé entamer au moins une partie de ma future spécialité dès les premières années de la faculté. En ce moment je me retrouve en train d’étudier la biologie (qui est aussi intéressante), alors que je veux m’approfondir dans la génétique. Maintenant, il faut que j’attende le troisième cycle pour me spécialiser dans la génétique puisque celle-ci n’existe pas actuellement en tant que branche à part dans le premier et le deuxième cycle. Hichem affirme à ce propos que la formation universitaire à l’étranger offre plus de possibilités au niveau du choix de la filière. De l’avis de Afifa Mbarek, étudiante en 4ème année à l’Institut supérieur de Musique qui compte elle aussi poursuivre son troisième cycle à l’étranger justement pour la pertinence des spécialités dans la filière de la musique. A ce propos, son confrère Achref Chargui, étudiant en 1ère année espère partir en Turquie pour finir ses études. «Ce pays est très riche en genres musicaux. C’est une source intarissable de musique. Les Turcs offrent une formation très intéressante, fondée sur des techniques originales», affirme-t-il. Si nos interlocuteurs comptent partir au bout du monde, c’est uniquement pour les études qu’ils veulent entreprendre. D’ailleurs, ils ont tous confirmé que si les spécialités étaient disponibles en Tunisie, ils seraient sans aucun doute restés au pays. Pour d’autres, les études constituent un alibi pour partir à l’aventure. * L’expérience de l’étranger Pour Aya Khélifi, étudiante en 3ème année à l’Institut supérieur de musique, les études importent peu. «C’est le fait de changer de cadre, d’ambiance qui m’intéresse le plus», explique Aya. «La vie universitaire à l’étranger est très riche. De plus, elle attire des jeunes de toutes les nationalités et de tous bords. L’échange culturel, social y est à son comble. C’est la différence de mentalités, de savoir-vivre qui m’attirent», continue Aya. De l’avis de Mohamed Ali Jeddi encore élève en terminale mathématiques, qui voit l’étranger comme une grande porte où aventure, et diversité culturelle seront assurées. Lui, qui a déjà déposé son dossier de préinscription pour la France et a passé le test de langue, est aujourd’hui impatient de se retrouver à Paris pour se prouver à lui-même et à son entourage qu’il peut assurer sa vie et donc son avenir. Les études à l’étranger requièrent un compte en banque assez gonflé. Que les études soient payantes ou non, seul l’étudiant se retrouvant dans la plupart des cas, doit penser à se faire un petit pécule pour pouvoir subvenir à ses besoins quotidiens. Une expérience pas facile à gérer, cependant, elle vaut le coup d’être vécue. Wissal Hasnaoui


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com