Le Pr Jean-Luc Mergui, spécialiste en gynécologie : Le cancer de l’utérus est fréquent au Maghreb





Les dernières nouveautés en matière de gynécologie ont été discutées durant le week-end dernier entre spécialistes tunisiens et français à Hammamet. M. Jean-Luc Mergui, docteur à l'hôpital Tenon à Paris, parle de cette rencontre, de la médecine en Tunisie et des échanges tuniso-français en la matière. Tunis - Le Quotidien Jean-Luc Mergui, un éminent professeur de gynécologie, était parmi nous pour participer à un séminaire sur les nouvelles techniques médicales en la matière. La gynécologie, comme les autres branches médicales, est en nette progression. D’année en année, les praticiens développent de nouvelles techniques à même d’augmenter le taux de réussite des interventions et de rendre la vie des patients plus agréable. «Les nouveautés en matière de gynécologie consistent désormais à utiliser la chirurgie endoscopique par l’introduction d’une caméra miniaturisée dans l’utérus pour intervenir sans risques de commettre des lésions entraînant une stérilité permanente», affirme le Pr Mergui, et d’ajouter: «Maintenant, la médecine est capable d’opérer sans enlever l’utérus pour certains cas graves. Nous sommes également capables de faire des ligatures sans ouvrir le ventre de la patiente». La participation d’universitaires de haut niveau à cette rencontre confirme la bonne santé des relations tuniso-françaises dans le domaine de la médecine. «Nous avons beaucoup d’échanges avec la Tunisie. Beaucoup de Tunisiens bénéficient d’une formation complète dans le domaine de la médecine en France et notamment dans le domaine de l’hystéroscopie. Beaucoup de praticiens bénéficient de formation dans le domaine de la colposcopie, notamment pour prévenir le cancer du col de l’utérus, d’ailleurs très fréquent au Maghreb». Nous avons demandé à notre interlocuteur s’il existe justement des maladies spécifiques à une région ou à une autre. «On ne peut pas parler de maladies spécifiques, mais plutôt de maladies fréquentes. Les cas du cancer du col de l’utérus sont élevés au Maghreb et en Tunisie par rapport à la France et sont probablement dus à la baisse des fréquences de dépistage. Il est donc important de généraliser les opérations de dépistage dans les pays du Maghreb». Il est évident que le niveau de la médecine en Tunisie a évolué de par les échanges enrichissants avec les pays européens notamment la France. «La Tunisie reste d’un niveau élevé parmi les pays arabes et maghrébins notamment. La jeune génération est dynamique et moderne et cherche continuellement à aller de l’avant», affirme-t-il. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com