3 Questions à un patron/ M. Abdelaziz Makhloufi, directeur général de la société «C.H.O.» : «Notre huile d’olive est de très bonne qualité»





Doté d’une expérience riche dans le secteur, qui lui a permis d’être parmi les premiers exportateurs d’huile d’olive en Tunisie, M. Abdelaziz Makhloufi, directeur général de la société de conditionnement de l’huile d’olive «C.H.O.», confirme au Quotidien que l’huile d’olive tunisienne est de très bonne qualité et que les efforts doivent se concentrer sur la promotion de l’exportation directe vers de nouveaux marchés. * Le Quotidien : D’après votre expérience riche, comment pouvez-vous évaluer l’huile d’olive tunisienne? - M. Abdelaziz Makhloufi : Force est de remarquer que le secteur passe cette année par une des plus bonnes saisons. Nous espérons, cette année, réaliser un record en matière d’exportation, en arrivant à près de 200.000 tonnes exportées. Au niveau de la qualité, tout le monde est d’accord que l’huile d’olive tunisienne est de très bonne qualité. Ce qu’on peut dire, également, c’est que le secteur reste toujours parmi les plus porteurs notamment en matière d’exportation bien qu’il soit, souvent, influé par les conditions climatiques. * Le Quotidien : Justement, le climat de la Tunisie a été caractérisé par la persistance de la sécheresse durant quatre saisons successives. Avez-vous donc pensé à des solutions pour limiter l’effet de ce fait? - A. M. : La sécheresse est un fait qu’il faut faire avec. Ce qu’il faut entreprendre, par ailleurs, c’est d’essayer de profiter pleinement des saisons agricoles bonnes, comme cette année. * Le Quotidien : Quels sont les nouveaux défis de ce secteur? - A. M. : Il y a lieu de souligner que, durant plusieurs années, on n’avait pas les traditions du bon exportateur. Mais depuis près de cinq ans, on a commencé à les faire naître en essayant d’étendre le réseau de nos exportations vers de nouveaux marchés. Avant, nos exportations en huile d’olive étaient limitées au marché européen, particulièrement les Italiens qui, ensuite, les exportent sous leurs propres marques aux marchés asiatique et américain... Aujourd’hui, on a commencé à conquérir directement ces marchés pour promouvoir davantage l’huile d’olive tunisienne. Donc, je crois que le principal défi du secteur est de promouvoir l’exportation directe vers ces nouveaux marchés... Propos recueillis par Mohamed ZGHAL


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com