L.N.F.N.A./ Le B.D. n’a pas démissionné





Des rumeurs ont circulé, hier, dans la capitale et ont fait état de la démission en bloc du Bureau de la Ligue nationale de football non amateur (LNFNA), suite aux remous qui ont suivi le rapport sur la feuille du match USM - ESS rédigé par l’arbitre Yosr Saâdallah et qui signalait le comportement antisportif du capitaine étoilé Zouheïr Beya. Et comme les règlements stipulent une suspension automatique de tout joueur signalé, la décision de «blanchir» ledit joueur, prise la veille du match de jeudi dernier entre l’ESS et le CAB a entraîné des réactions différentes. Les Etoilés ont aligné leur joueur et les Cabistes ont formulé des réserves. Qui a tort, qui a raison? Rappelons que le Bureau de la LNFNA s’est basé sur les rapports rédigés par le commissaire du match et des délégués. Mais ces derniers étaient-ils bien placés ou mieux placés que l’arbitre pour mettre en doute le rapport de ce dernier? Ainsi, bien d’interrogations accompagnent cette décision. Et ce qui est certain, c’est que les règlements n’ont pas encore, une fois, été respectés et même si la décision de blanchir a été prise à l’unanimité et même si l’Etoile a aligné Zouheïr Baya après avoir eu le feu vert de la LNFNA, il s’agit là d’un précédent grave, et la feuille de match censée être un document sacré risque de ne plus être prise en considération. Hier, la rumeur a été démentie. Et à ce rythme-là, notre football risque de connaître, à l’avenir, d’autres affaires beaucoup plus graves. Dommage. J.B. ______________ * Les vertus de l’article 202 Il est clair que le sport partout dans le monde est régi par des lois, auxquelles tout le monde doit se soumettre sans distinction aucune, et ce, pour la bonne marche du sport et pour préserver l’éthique sportive. Or tel ne semble pas être le cas en Tunisie en raison de certains écarts qui n’honorent en rien notre sport et là on parle particulièrement de notre football. En effet, les règlements généraux de la FTF et notamment l’article 202 indique que seule la feuille de match fait foi en matière de discipline et que les rapports des commissaires, délégués et autres services d’ordre ne peuvent être pris en considération qu’à titre indicatif. Les règlements sont donc clairs, or la L.N.F.N.A. a vu autrement en rétablissant l’Etoilé Baya dans ses droits sous prétexte que les mentions de l’arbitre, du commissaire du match et du délégué de la ligue étaient différentes mais en cours de route les membres de la ligue avaient oublié de jeter un coup d’œil du côté de l’article 202 des règlements généraux et l’ont, par conséquent, tout simplement violé, ce qui peut entraîner des répercussions négatives. En voilà une affaire dont on n’avait pas besoin surtout en ce moment où plusieurs parties commencent à crier haut que les clubs, qualifiés de grands, jouissent d’une certaine immunité auprès des instances qui gèrent le football en Tunisie. M.A.F.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com