Cannes 2004/ La clameur de la paix





Le Festival de Cannes a couronné de sa Palme d’or, prestigieuse récompense, le film «Farhenheit 9/11» de Michael Moore. Pas une seule voix discordante dans l’attribution de ce prix. Une belle unanimité s’était dessinée quant à l’œuvre de ce cinéaste américain. Personnalité complexe et dérangeante, battant et rebelle à la fois, Don Quichotte aux crocs longs et acérés, Moore n’a cessé, depuis ses débuts, de pourfendre toutes sortes de maux et travers qui rognent son pays, et de partir en guerre contre les va-t-en guerre, œuvre salutaire, qui permet d’aller au-delà de la vision lénifiante de Hollywood, pour dénicher les arcanes de la réalité. Dans ce même contexte, celui de la mise en procès de l’injustice, il nous faut signaler la Caméra d’or, le film «Mon Trésor» de l’Israélienne Karen Yedaya, véritable plaidoyer contre ce qui se passe actuellement en Palestine. Le festival de Cannes a pris cette année des teintes rafraîchissantes: il s’est mis au service des causes nobles et surtout au service de la paix dans le monde. Irak ou Palestine, les citoyens du monde ne peuvent pas rester insensibles aux violations de la dimension humaine qui y sont perpétrées. A.C.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com