Extradition d’Abou Hamza à Washington : Londres pose des conditions





Londres-AFP La Grande-Bretagne n'autorisera pas l'extradition vers les Etats-Unis de l'imam radical Abou Hamza al-Masri, à moins que Washington s'engage à ce qu'il ne soit pas condamné à mort, a déclaré hier le ministre de l'Intérieur David Blunkett. "Nous savons tous qu'il est nécessaire de parvenir à un accord sur cette extradition et cela signifie qu'il doit y avoir un engagement (de Washington) selon lequel, quelle que soit la peine prononcée, ce ne sera pas la peine de mort", a déclaré Blunkett. Le ministre de l'Intérieur accompagnait le Premier ministre Tony Blair en campagne pour les élections européennes et locales, à Sheffield (nord de l'Angleterre). Le sort d'Abou Hamza, arrêté jeudi à la demande de Washington, suscitait un début de polémique hier en Grande-Bretagne, des représentants modérés de la communauté musulmane mettant eux-mêmes en doute la possibilité d'un procès équitable aux Etats-Unis pour cet imam radical. "Abou Hamza peut-il encore bénéficier d'un procès équitable aux Etats-Unis, alors qu'il a été en partie diabolisé", s'inquiétait vendredi Iqbal Sacranie, le pourtant très modéré secrétaire général du Conseil musulman de Grande-Bretagne. Abou Hamza Al-Masri, 46 ans, connu pour avoir notamment qualifié Oussama Ben Laden de "type bien" et comparé George W. Bush à Gengis Khan, a été arrêté jeudi matin.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com