Au marge de la journée nationale de la culture





* Naïma El-Jéni tourne «La fleur de l’oubli» : Qui a mis en cause son professionnalisme ? Comédienne hors pair, Naïma El-Jéni est l’un des visages marquants du théâtre et de la télévision dont le parcours artistique est plein de récits de succès. Militante dans le vrai sens du mot, Naïma a su au fil du temps forger sa propre personnalité artistique et imposer son propre style et ses convictions. Avec son «théâtre populaire» qu’elle défend d’ailleurs toujours, Naïma a pu être très proche des masses. A travers ses diverses productions théâtrales, notre artiste a essayé de soulever les problèmes quotidiens de différentes catégories. Les idées pleines la tête, des rêves en pagaille, Naïma a su capter l’attention du public et des acteurs culturels par son professionnalisme et surtout par sa spontanéité sur la scène. «Certainement, je suis hypercontente de cette consécration qui touche tous les artistes surtout ceux qui ont choisi d’aller loin et de couper court avec les clichés malgré toutes les difficultés. Cette année, la majorité des insignes a été distribuée aux hommes et aux femmes de théâtre, c’est une reconnaissance envers ces générations d’artistes qui se sont donnés corps et âme au 4ème art. Cette consécration nous pousse certainement vers d’autres zones de recherche et de créativité. C’est un nouveau souffle d’espoir». Actuellement, notre artiste qui vit désormais sur un nuage s’est lancée dans trois projets: le tournage de son rôle dans le feuilleton «contes et comptes» de Habib Messalmani, le nouveau film de Selma Baccar «Fleur de l’oubli» et la tournée de sa nouvelle pièce théâtrale (Les étudiantes). «Désormais j’espère réussir cette pièce qui traite des problèmes de l’hébergement des étudiants surtout ceux de la gent féminine. J’ai plusieurs rendez-vous avec mon public: Nabeul, Monastir, Ezzaha, Jradou, Ben Arous... et je souhaite bien le convaincre de prendre part à la résolution de ce problème». Imen ABDERRAHMANI ________________ * Mohamed Driss : «D’égal à égal avec les créateurs du monde» «Cette décoration prouve à la fois la confiance du Chef de l’Etat en le créateur tunisien et l’attention particulière qu’il exprime tout le temps en vue d’entourer le créateur de tous les soins. Ce fait a été rehaussé par des gestes forts. La déclaration faite par le Président nous incite à continuer dans la voie de la créativité. Nous devons nous sentir les égaux des créateurs du reste du monde, et non des artistes de seconde zone. Nous avons des défis et des enjeux importants à relever. Le Président a mis l’accent sur l’importance du combat culturel. La culture est une marque de distinction d’une société. Elle recèle sa façon d’exister parmi les autres. Le moment est venu de démontrer notre satisfaction et notre reconnaissance». _____________ * Abdelhamid Gayès : Apologie du vaudeville «Ce prix est une consécration d’une carrière vécue avec ses hauts et ses bas. cela ne peut que pousser l’artiste à donner mieux, à être plus généreux. Ce qui est à relever en premier lieu est l’intérêt particulier que porte le Président au théâtre en allant de Moncef Souissi à Dorsaf Mamlouk, la plus jeune. Le théâtre a pris une place prépondérante. Et c’est réconfortant. Cela ne concerne pas seulement les personnes honorées mais tous les artistes qui travaillent dans le domaine du 4ème art. Mine de rien, j’ai quelque 30 ans d’expérience partant du théâtre en passant par l’expérimental et le classique. Je suis un touche-à-tout. J’ai été comédien, dramaturge, metteur en scène… J’ai toute la panoplie qui me permet de donner encore plus. A mon sens, le vaudeville a perdu un peu de son aura. Je compte réconcilier mon public avec ce genre théâtral qui avait gagné ses lettres de noblesse avec Molière. J’ai d’autres projets en gestation: une pièce de théâtre adoptée par Samir Ayadi de l’Italien Diego Fabri. Elle aura pour titre «Mouch Belaâni» (Ce n’est pas exprès) et sera mise en scène par Mounir El Ergui. Les protagonistes de la pièce seront Dalila Meftahi, Leïla Chebbi et moi-même. Le chorégraphe sera Imed Jemâa puisqu’il y aura des danses. J’ai aussi un projet de film avec Moncef Dhouib «La TV est là», en septembre 2004. J’ai à fignoler, enfin, un sketch avec Canal 21, réalisé par Hamda Mili sans oublier Hannibal Tv qui me sollicite pour d’autres émissions. Quant à «l’Avare», la pièce est programmée pour les festivals d’été à l’intérieur du pays. Je viens de la convertir en feuilleton réalisé par Slah Sghiri pour le mois de Ramadan». _____________ * Lamine Nahdi : Malgré le handicap du départ... C’était en 1968. La Troupe régionale du Kef explosait sous la houlette de Moncef Souissi. La localité en était toute bouleversée. Un jeune homme, à peine âgé de seize ans, en conçut le projet fou d’y adhérer. Sitôt dit sitôt fait. Lamine Nahdi se présente au directeur de la troupe qui le soumet à épreuve. Test concluant. Il est engagé. Mais, il y a un hic. Les sociétaires de la troupe refusent son incorporation. Neuf membres démissionnent, mais quelque temps après, ils reviennent un à un sur leur décision. Depuis Lamine Nahdi est monté en flèche dans le firmament de l’excellence. La récente distinction qui lui a été décernée par le Chef de l’Etat récompense un itinéraire hors pair. A.C.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com