Les Jeunes et le Devoir : Le paradis sous les pieds





Ils ne peuvent concevoir leurs devoirs loin de leurs droits et vice-versa. Ils restent cependant conscients de tout ce dont ils sont redevables envers la famille et la société. Tunis - Le Quotidien Si les droits donnent un sens à leur vie, les jeunes ne conçoivent pas leurs devoirs en l’absence, justement, de leurs droits. Il y a une intime corrélation entre les deux notions. Ces jeunes considèrent qu’ils sont redevables d’un certain nombre de choses aussi bien envers leurs familles qu’envers leur société. Ceux du moins que «Le Quotidien» a rencontrés semblent être remarquablement conscients de ce qui leur est dû. Cette position est illustrée par Mohamed Iheb Abid qui avoue sans réfléchir une seconde «Je suis redevable envers mon père et ma mère. Ils m’ont permis d’être ce que je suis aujourd’hui et je dois par conséquent les aider», Mohamed qui a 27 ans et qui est maîtrisard en Droit parle d’aider d’abord ses parents matériellement. Côté moral, c’est un enfant respectueux ! «Bien qu’on ne pense pas de la même manière, ce qui est normal à mon avis, je les respecte- Surtout que je m’estime heureux qu’ils m’hébergent jusqu’à maintenant. A l’étranger, ce ne serait pas forcément le cas». Ce jeune diplômé en Sciences juridiques est parfaitement conscient par ailleurs de sa présence dans la société. En terme de devoirs, il estime qu’il doit être un modèle, et un exemple à suivre. Ce qui le pousse à faire attention à tout ce qui a trait au comportement et au civisme. * Droit et devoir «Le droit est l’essence-même du devoir et vice-versa», précise Mohamed Slim Bouderbala. Etudiant en troisième cycle de droit, il considère que son devoir premier est de réussir ses études pour le bonheur de ses parents. «Et c’est d’ailleurs mon devoir envers moi-même. En contrepartie, je ne peux concevoir mes devoirs sans avoir un œil sur mes droits», explique Mohamed Slim. Et d’ajouter que le fait de jouir de tous ses droits permet systématiquement d’accomplir ses devoirs. Dans son environnement social, ce doctorant en droit déploie tous ses efforts afin de passer le message qu’il faut et d’agir dans le bon sens. «Je dois ainsi respecter la loi et le droit qui sont suprêmes». Ceux-ci, dans la conception de Mohamed, sont fondamentaux. D’autant plus qu’il s’évertue à contribuer à l’application de la loi «puisque le contraire de cela» serait, en l’occurrence injustice ainsi que transgression. Sahar Louati, elle, est catégorique : elle reconnaît essentiellement ses devoirs à l'égard de sa famille, et en particulier ses parents. Etudiante en Sciences de Gestion, elle sait qu’elle doit réussir ses études et ne jamais oublier les efforts de ses parents. C’est pourquoi, elle se sent dans l’obligation de leur donner les explications nécessaires à chaque fois qu’il le faut. «Il s’agit notamment de justifier tel ou tel comportement». Cependant, les devoirs familiaux ne s’arrêtent pas ici pour Sahar. Elle doit non seulement respecter son père et sa mère - chose évidente - mais également respecter les règles de la famille elle-même, en plus de son inévitable présence lorsque le besoin y est. Au niveau social, elle prône le respect mutuel. A l’instar de Mohamed Iheb, Mohamed Slim et Sahar, Mustapha Abid ne faillira jamais à ses devoirs envers ses parents. «Etre reconnaissant d’abord et tenter ensuite de leur rendre un tant soit peu de tout ce qu’ils ont fait pour moi». Outre cette gratitude quant aux sacrifices de ceux qui l’ont élevé dès ses premiers vagissements, Mustapha avoue aussi qu’il doit réussir pour leur donner du bonheur, ne jamais les décevoir et prendre soin d’eux quand ils seront plus âgés. Sur un autre plan, Mustapha qui poursuit un troisième cycle en Sciences juridiques, pense qu’il est redevable envers le pays. «Je dois donc satisfaire ma conscience et donner pour cette Patrie autant qu’elle m’en a donné». Finalement, les devoirs sont conçus par cette jeunesse studieuse sur fond d’engagement, à condition que la réciprocité ait lieu entre le devoir et le droit qui sont en corrélation indiscutable. Maryem KADA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com