A vous la parole/ Faouzi Sassi (23 ans) : Désavantagés face aux ISET





En tant qu’étudiant en pilotage (système automatisé) et ayant reçu pratiquement la même formation que les autres étudiants des Instituts Supérieurs et en particulier l’ISET, j’estime que c’est aberrant d’être traité comme étant issu d’une institution de «deuxième degré». Cela nous renvoie directement sur la question épineuse de la formation professionnelle dans notre pays ! Certes, nous n’avons pas le bac, mais la formation que nous avons reçue est proche, si ce n’est pas identique à celle donnée dans les autres institutions où le diplôme du bac est indispensable pour s’y inscrire. La situation se complique davantage lorsqu’il s’agit de stages. Rien ne se fait justement, au niveau du centre pour que nous puissions bénéficier de ce droit très important pour notre carrière professionnelle d’autant plus que même les professionnels du secteur affichent la plupart du temps un comportement plutôt désintéressé à notre égard. Nous arrivons tout de même, tant bien que mal à participer à un stage de formation par nos propres moyens. Ce qui me dérange cependant par dessus tout, c’est la rareté des postes qui nous sont proposés bien que le secteur soit porteur. Ce problème est dû essentiellement au fait que nous ne possédons pas de bac. Les étudiants de l’ISET sont à ce sujet nettement privilégiés. Propos recueillis par A.C.O.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com