Poésie/ Restituer les errances de Chebbi





Dans le cadre de son cycle de rencontres de poésie, et au sein du Centre culturel de la ville de Tunis, Hatem Bourial présente, aujourd’hui, une conférence autour des œuvres du poète français Bernard Plin. Cette rencontre qui clôture une série de manifestations du même genre sera consacrée au thème du dialogue «transculturel». La conférence de Hatem Bourial consacrée au poète français, a une dimension symbolique double. Elle représente, à la fois, une consécration et une reconnaissance pour des importantes activités entreprises par le cercle littéraire «Fouq Essour» d’une part, dont Hatem lui-même est membre actif et permet, d’autre part, de faire connaître au public Bernard Plin, un grand poète et ami de la Tunisie. C’est que ce poète a consacré bon nombre de ses beaux poèmes à la Tunisie. Cet amour pour le pays des héritiers de Carthage a été, en effet, enjolivé tout au long de l’œuvre de Bernard Plin et, particulièrement, dans son recueil de poèmes intitulé «Fontaines d’Azur». Dans cet ouvrage, le poète consacre des poèmes tels que «Mes amis», «Partir pour la Tunisie», Tunisie entre autres. «L’œuvre de Plin contient ainsi autant d’amitié et de poésie. Raison pour laquelle, dans le cadre des soirées littéraires de «Fouq Essour», nombreux de ses poèmes ont été traduits du français à l’arabe et ce, pour rendre accessibles ces textes au grand public», a expliqué Hatem Bourial. Sur les pas de Taht Essour La traduction de l’œuvre de Bernard Plin s’inscrit dans une tradition littéraire instaurée par le Club littéraire «Fouq Essour» depuis 1996. Ce cercle installé dans le Souk de la «chéchia» a commencé par traduire les travaux du poète allemand, Goëthe, puis ceux de Vicente Huidobro, ainsi que des recueils de certains autres grands poètes, comme Bernard d’Azur entre autres. Par ces différentes activités, le cercle littéraire veut promouvoir un dialogue transculturel en interprétant les œuvres des grands poètes, mais aussi et surtout, en revivifiant une tradition littéraire qui existait jadis dans les souks. Selon Hatem Bourial, «Fouq Essour» se veut un cercle littéraire d’aujourd’hui qui veut restituer ces errances de Chebbi dans les souks, mais également l’univers des medersas qui le hantait, et la passion des cafés littéraires qui l’habitait. Fouq Essour veut ainsi s’inscrire dans le même esprit de Taht Essour où des soirées littéraires étaient animées par de grands poètes et hommes de lettres, à l’instar d’Abou El Kacem Echabbi. Ce cercle réunit actuellement des écrivains, intellectuels et artistes qui partagent leur amour de la poésie. Il vise à définir un projet qui puise fort dans l’identité culturelle tunisienne et dans son désir de s’ouvrir à la civilisation universelle. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com