Chorégraphie : Poussins ailés





Un spectacle riche en couleurs, un ballet digne du vrai bal classique: tel était l’ambiance au Théâtre Municipal de Tunis, lors d'un spectacle donné par les têtes brunes de l’école de danse «Ikaâ», un centre de formation des jeunes chorégraphes. Leurs pas de dans rappellent aux habitués des ballets européens les virtuoses de l’Orchestre national de Vienne. Leur danse est pleine de finesse et d’application. Doux comme des joujoux, mais pleins d’endurance comme des cailloux, les chorégraphes de l’école de danse Ikaâ ont émerveillé durant plus de deux heures l’assistance du Théâtre Municipal de Tunis et, particulièrement, les enfants constituant la majorité de ce public. C’est que, le groupe lui-même est composé de jeunes chorégraphes. Et le thème du ballet porte sur un des répertoires les plus anciens de la danse classique: «La fille mal gardée». Trois actes ont, en effet, suffi aux jeunes chorégraphes pour interpréter en profondeur ce ballet, créé en 1789. La première scène, pleine de couleurs, a été interprétée exclusivement par les enfants, habillés en costumes jaunes, bleus et verts, et qui ont joué le rôle de poussins. Sautillant, battant les ailes, ils ont ouvert le bal par un acte intitulé «Réveil à la forme». Dans cette même scène, les charmantes silhouettes ont interprété aussi l’histoire du jeune fermier et la scène de l’ «Arrivée des ouvriers qui s’engagent pour la moisson». Dans l’acte II de la scène, les personnages, toutes générations confondues, ont sublimé la joie d’une fête au cours de laquelle les paysans se sont amusés et ont dansé au son de la flûte. Après la fête des moissons, nous avons eu droit à la sanctification de l’amour. Un spectacle fantastique qui a émerveillé de nombreux enfants survoltés durant toute la manifestation, déçus qu’il ne se prolongeât davantage. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette soirée de chorégraphie a tenu toutes ses promesses. La musique utilisée pour l’animation rappelle les accents de la grande symphonie et surtout certaines partitions de Beethoven. Raison pour laquelle, d’ailleurs, la danse douce a dominé tout le ballet, tandis que le silence a effacé la parole et donné une large place à l’interprétation par le geste. Le ballet interprété, à savoir «La fille mal guidée» nous a restitué les splendeurs de l’authentique danse classique. Ousmane wagué


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com