Billet/ Histoire d’en rire





La farce a tout bon. Quand elle prête au gros rire, elle réjouit le public et remplir la bourse des comédiens. Mais il y a rire et rire. On rit aux éclats à l’écoute d’un gag hilarant. On rit jaune quand on voit ce genre de bouffons qui se disent engagés dans l’art mais n’en ont aucun penchant. Pis encore. Ils se gaussent de ceux qui n’ont que ce moyen pour toucher le public. L’expérience, on l’a vécue certain dimanche après-midi sur Canal 7. Le spectateur gentiment calé dans son fauteuil ne peut qu’avoir l’incessante envie de rejeter volontiers, ces quelques minutes d’un sketch de plaisanteries à des heures d’une émission la plus pesante. Le comédien prétend avoir de l’Esprit. Celui d’un visionnaire des choses de la culture, qui sait déceler les maux de la société, de les traduire en mots dans un texte au vitriol des vices sociaux. Les visées des uns et des autres diffèrent. Mais malheureusement, ce dit «artiste engagé» donne l’impression que rien ne lui réussit. Ni facéties, ni messages mimés ou prononcés ne mènent à un quelconque enseignement. On se retrouve, heureusement, par écrans interposés, face à un personnage loufoque dont les messages moralisants, le font tomber dans la redite ou simplement passer au travers des problèmes sociaux. Les vrais. Et l’on ne peut que susurrer entre ses dents : quel gâchis, est cet après-midi. Mona BEN GAMRA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com