Eventuel complot libyen contre le prince héritier saoudien : La presse US attise le feu, Tripoli dément





Le chef de la diplomatie libyenne, Abderrahman Chalgham a catégoriquement démenti hier que Tripoli ait prévu de faire tuer le prince héritier saoudien, comme l’a affirmé le New York Times. Le Quotidien-Agences «Je tiens a assurer officiellement que cet article (du quotidien américain) est sans fondement, la Libye n’a pas commis un tel acte et elle est engagée fermement dans la lutte contre le terrorisme», a déclaré Chalgham lors d’une conférence de presse. Il a ajouté que de telles informations étaient l’œuvre «d'éléments hostiles à la Libye», qui «veulent empoisonner nos relations avec l’Arabie saoudite». Dans un article publié hier, le New York Times affirme que le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi avait prévu en 2003 de faire tuer dans un attentat le prince héritier saoudien Abdallah Ben Abdelaziz, qui dirige de facto le Royaume saoudien. Le journal affirme que deux personnes présumées impliquées dans le complot sont détenues aux Etats-Unis et en Arabie saoudite. Chalgham a assuré que les relations avec le Royaume saoudien étaient «bonnes et normales». L'un des auteurs de ce projet, Abderahmane Alamoudi, un activiste musulman américain emprisonné à Alexandria, en Virginie, a déclaré à des responsables du FBI et à des procureurs fédéraux que le guide suprême libyen, Mouammar Kadhafi, avait lui-même donné son feu vert au projet, écrit le journal. Interviewé à Londres, le fils du dirigeant libyen a qualifié ces accusations de "balivernes", écrit le New York Times. Mohamed Ismaël, un agent des services secrets libyens détenu par les autorités saoudiennes, a pour sa part fait des déclarations similaires à ces dernières concernant le complot d'assassinat, souligne le journal. Selon Ismaël, les ordres faisant de lui le chef opérationnel de ce projet venaient de deux responsables des services secrets libyens eux-mêmes placés sous les ordres directs de Kadhafi, poursuit le journal. Des responsables américains ont confirmé qu'Alamoudi et Ismaël avaient présenté une description détaillée d'un complot libyen visant à assassiner le prince héritier Abdallah d'Arabie saoudite, et que leurs déclarations étaient suffisamment crédibles pour avoir justifié l'ouverture d'une enquête par les autorités américaines, indique pour sa part le Times.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com