Fête de la Musique : Les transes mystiques des Gnawa





Non. L’Afrique n’est pas ces images stéréotypées de bidonvilles précaires d’enfants agonisants. L’Afrique c’est toute l’histoire d’un art musical notamment, qui fleure bon l’odeur de l’ancestralité. Une authenticité qui au contact d’un Occident a donné les prémices d’un art métissé. Gnawa? Vous connaissez. C’est un genre musical connu en Algérie par son aspect quelque peu mystique. La musique venue du fin fond de l’histoire est aujourd'hui revisitée par des jeunes dont «Amazigh Kateb». Le fils de l’écrivain algérien Kateb Yacine né en France a retrouvé ses racines à travers la création d’une troupe portant le titre de ce genre musical qui laisse résonner les sons du «Gombri» et du «Ragay», instruments de musique africains. A l’occasion de la fête de la musique, le théâtre National a invité ces artistes de l’immigration qui donneront un spectacle à la place Halfaouine. Une manifestation qui se tiendra également avec la tenue de quelques représentations de l’Ecole de cirque de Tunis, en collaboration avec l’Institut français de la coopération (IFC). Les jeunes artistes se retrouveront ainsi le 19 juin dans ce quartier du faubourg Bab Souika pour fêter la musique et l’art en un lieu qui, pendant un temps passé a servi de haut lieu de la culture. Mohamed Idriss, le directeur du Théâtre National nous le confirme «Halfaouine a joué aussi le rôle catalyseur dans la formation de la nouvelle culture tunisienne d’entre deux genres: poètes, nouvellistes, critiques, journalistes, compositeurs, chanteurs, pionniers du théâtre tunisien et grandes figures nationales ont chéri ce quartier et l’ont adulé». On y reviendra en détails. Mona Ben Gamra


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com