Basket/ En Marge de la Belle du Super Play-Off : Dhifallah dans la légende !





L’exceptionnel dernier panier réussi par Naïm Dhifallah demeurera certainement gravé à jamais dans la mémoire non seulement des Clubistes, mais également de tous les puristes dont beaucoup n’ont sûrement pas manqué de faire le rapprochement entre ce magnifique jet et celui réussi par les Russes dans l’ultime seconde de la finale des Jeux Olympiques de Munich en 1972. Et si cet exploit, béni par les Dieux des stades, aurait permis aux vainqueurs de fêter dans l’ambiance indescriptible que l’on imagine ce premier sacre, il a au contraire abattu leurs adversaires kairouanais, lesquels n’en croyaient pas leurs yeux et qui auraient tous souhaité que le temps suspende son vol au moment précis où le ballon quittait les mains du phénoménal joueur clubiste. Car, à la vérité, les Aghlabides méritaient autant que les Tunisois la victoire finale surtout si on se référait au déroulement de la rencontre qui fut pleinement disputée, intense et équilibrée jusqu’au bout. Aucune des deux formations n’a donné l’impression, tout au long des débats, de dominer outrageusement son vis-à-vis même lorsque les visiteurs ont pris onze longueurs d’avance peu avant la pause. Puisque cette avance s’est effritée à l’entame de la seconde mi-temps. Il faut dire également que les deux équipes se connaissaient parfaitement bien pour s’être rencontrées à huit reprises depuis le début de l’actuel exercice avant cette belle. Il fallait dès lors chercher à forcer la décision grâce aux prouesses techniques et autres exploits individuels. Sur ce plan, les joueurs n’ont pas lésiné sur les moyens démontrant toute l’étendue de leur talent et gratifiant les spectateurs d’un beau spectacle jusqu’à ce phénoménal jet victorieux… Mansour amara _________________ * L’Analyse Technique de Abdessattar Elloumi : «Le C.A. a mieux exploité ses atouts» La belle de cette finale du super-play-off aura porté son nom comme un gant. Jeu plaisant, émulation poussée jusqu’à son paroxysme et surtout un final surréaliste avec comme point d’orgue ce panier jordanesque de Dhifallah qui s’inscrira dans les annales du basket national comme l’un des moments les plus retentissants. Comme à l’accoutumée, «Le Quotidien» s’en est remis à son consultant pour les besoins de l’analyse technique. Et Abdessattar Elloumi estime que, même si le sort du match a été scellé sur un coup de dés, le C.A. a amplement mérité son sacre, pour avoir fait montre d’une stratégie de jeu efficiente et porteuse. - Le jeu du C.A. «A la différence des récents duels, le C.A. a parfaitement réussi son entame de match, notamment sur le plan défensif. Les Clubistes ont bien appliqué leur homme-à-homme flottant sur la zone. Et comme le Cinq aghlabide qui a débuté la rencontre comportait deux joueurs loin d’être tranchants sur le plan offensif, à savoir Tebbini et Ferjéni, la tâche des Rouge et Blanc est devenue ainsi moins malaisée, du moment que leurs efforts se sont focalisés sur les seuls Slimène, Bouden et S. Kechrid. Lors du deuxième quart-temps, le C.A. a changé de défense en optant pour une zone 2-3. Cette nouvelle donne a coïncidé avec le retour du Cinq de base kairouanais et elle ne fut pas très heureuse pour les Tunisois, à la lumière de la réussite de Maoua et S. Kéchrid qui ont signé, à eux deux, trois paniers de la longue distance. Tout au long des 3ème et 4ème quarts-temps, les Clubistes ont excellé en défense, en revenant à leur schéma initial avec, en corollaire, un regroupement massif dans la bouteille, même s’il s’étaient exposés aux tirs de leurs antagonistes. De la sorte, les deux atouts-maîtres de la J.S.K. Slimène et Bouden, furent bien neutralisés. En attaque, et au cours de la première mi-temps les Clubistes ont quelque peu clopiné face à une défense aghlabide plus appliquée que d’habitude, à la faveur du marquage impitoyable de Tebbini sur Ezzehi et celui de Bouden sur Essayed. Leur rendement a particulièrement baissé après la sortie momentanée de Dhifallah et Ezzehi et leur remplacement par Ben Salah et Ghnaïnia, quand bien même ces deux derniers n’auraient pas démérité. Mais c’est au cours de la deuxième mi-temps et des prolongations que le C.A. va faire prévaloir sa plus grande maturité tactique. C’est ainsi qu’on vit les Clubistes opter pour un jeu direct basé sur le choix de la position préférentielle, plus explicitement un jeu en relais, concentré sur le partenaire marqué par un défenseur adverse accusant un net déficit au niveau de la taille. Dans cet ordre d’idées, Amri a littéralement fait parler son talent jusqu’à sa sortie pour cinq fautes et Ezzehi et Dhifallah ont parachevé l’ouvrage. - Le jeu de la J.S.K. Les Kairouanais, pour leur part, ont bien entamé les débats, avec une défense agressive, tantôt avancée, tantôt repliée, sur fond de marquages comme mentionnés plus haut. Mais petit à petit, ils se sont disloqués. En attaque, ils n’ont pas eu la réussite habituelle. Curieusement, ils n’ont pas pris les risques offensifs auxquels ils étaient accoutumés, soit par peur du ratage soit par soumission à des consignes tactiques. Ils ont péché par ...excès d’application. - Ce qui a fait la différence Même si l’équilibre des forces a été prédominant, tout au long de la partie et que le C.A. a bénéficié d’un coup du sort rarissime, on peut parler de hiatus, au niveau du rendement, en faveur des Clubistes. Ces derniers ont été souverains en défense et ont fait étalage d’un sens prononcé des considérations stratégiques en attaque. Côté kairouanais, le fait d’avoir perdu un tant soit peu son cachet naturel basé sur un jeu explosif et l’improvisation, a coûté cher aux Slimène et consorts. Ces derniers ont semblé jouer contre-nature en faisant le jeu des Clubistes. Et ce n’est pas en quelques jours qu’on peut acquérir de nouveaux automatismes». Wahid SMAOUI ______________ Leurs Impressions - Skander Nabli «Nous y avons tellement cru que nous n’avons pratiquement jamais douté de la victoire finale. Il aurait été vraiment dommage de perdre après tant d’efforts et de sacrifices. Notre succès final est d’autant plus logique que nous avons fait preuve de régularité tout au long de la saison. Tant mieux d’ailleurs pour ce merveilleux public qui nous a soutenus et portés à bout de bras jusqu’aux ultimes secondes malgré les deux faux-pas essuyés dans notre propre fief en demi-finale de la Coupe puis lors de la première rencontre du super play-off». - Hichem Ezzahi «C’est un grand jour pour toute la famille clubiste qui attendait depuis fort longtemps ce premier sacre, le seul titre par ailleurs qui manquait au palmarès du club. C’est d’ailleurs le couronnement d’un travail de longue haleine entamé depuis la finale de la Coupe de la saison dernière. Certes, la victoire n’a tenu qu’à un fil, mais ceci était de nature à conférer à ce succès une saveur particulière. Un succès qui est venu récompenser les efforts déployés sans relâche depuis le début de la saison. Aussi, responsables, staff technique et supporters sont à féliciter au même titre que les joueurs». M.A.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com