Jeunes et vacances d’été : Cherche fric et sorties chic!





Pour la plupart des élèves et des étudiants, ça sent déjà les vacances. Après une longue année de labeur et de sérieux, voici venir le temps de la baignade, de la promenade et des sorties en boîtes de nuit. A ce propos, comment les jeunes Tunisiens aménagent-ils leur emploi du temps pendant l’été? Tunis - Le Quotidien Adieu au farniente et aux longues siestes étouffantes. Il semble que la plupart des jeunes n’ont plus la même vision des vacances. Après une année de travail acharné, certains poursuivent le rythme du dynamisme. Ca n’arrête pas chez eux. Dès que les examens prennent fin, ils commencent à piocher à droite et à gauche pour pouvoir trouver un petit boulot, de quoi se faire son propre argent de poche. Le divertissement coûte cher de nos jours. De l’avis de Belhassen El Bahri, 1ère année secondaire, âgé de 18 ans, «Les vacances sont sûrement faites pour se reposer, se divertir et rompre un peu avec l’ambiance tendue d’une longue année scolaire. Cela dit, ceux qui n’ont pas trop les moyens pour se payer des vacances de rêves, comme moi, doivent aménager leur temps pour pouvoir réussir leurs vacances» dit-il. Belhassen a trouvé son chemin depuis déjà quelques années. Il travaille chaque été en tant que vendeur dans une sorte de café sur la plage. «Je travaille toute la journée, je profite également de la mer. Je fais des rencontres. Et le soir, c’est la fête. C’est très satisfaisant de pouvoir se payer son propre loisir», ajoute-t-il. Boulot, baignade, veillés jusqu’à l’aube, semble être le rythme quotidien de la plupart des jeunes. Un rythme certes, fatigant, voire infernal, mis il est du goût de la majorité. Ayoub Selmi, 16 ans, élève, dit occuper son temps avec du sport. «Pendant l’année scolaire, je ne peux pas m’entraîner. Je profite donc des vacances pour entretenir mes muscles», dit-il. Mais pour lui aussi, l’option du travail saisonnier est indispensable. «Les parents ne peuvent pas assumer nos besoins en matière de loisirs. Une sortie coûte au minimum 30 dinars. C’est inconcevable pour eux. C’est pour cela que je préfère travailler pour me payer mes consommations et mon transport», ajoute-t-il. Quant à Soumaya, 18 ans, élève en première année, elle dit avoir déjà essayé le travail saisonnier. «C’est très important de pouvoir compter sur soi et payer tout seul ses vacances». Et d’ajouter: «Même si c’est fatigant avec la canicule et l’enfer des moyens de transport, le fait de travailler me permet d’aménager mon temps libre. C’est mieux que de rester à la maison à faire le ménage ou regarder la télé», dit-elle. En plus, c’est un moyen pour avoir un peu d’indépendance financière par rapport aux parents. Le gain du fric semble prendre la tête de la plupart des jeunes. Et dans cette optique, figurent les sorties, les boîtes de nuit, les fringues, la bouffe... Seul le besoin de bouquiner semble demeurer minime, voire inexistant. Wissal HASNAOUI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com