Ordre des avocats : La course au bâtonnat s’accélère …





• Jameleddine Bida retire sa candidature ! Les chances des neuf candidats qui seront en lice, le 20 juin courant, pour le poste de bâtonnier du Conseil de l’Ordre des avocats ne paraissent pas égales au vu des parcours différents des uns et des autres. Les pronostics sont toutefois difficiles à avancer. L’enchevêtrement de facteurs épars qui influencent les intentions de vote fait de cette course électorale une joute de toutes les surprises... Tunis - Le Quotidien Nouveaux rebondissements dans le dernier quart d’heure des préparatifs pour l’élection du bâtonnier du Conseil de l’Ordre des avocats. Me Jameleddine Bida n’est plus dans la course. Ce candidat vient de décider en effet de retirer sa candidature pour «des raisons de santé» et d’effectuer ainsi un remake du scénario survenu au cours des précédentes élections. Malgré ce retrait attendu les cartes demeurent brouillées puisqu’on s’attend toujours à la dispersion des voix durant le premier tour. Tous les candidats, en l’occurrence Mes Béchir Essid, le bâtonnier sortant, Abdeljelil Bouraoui, ancien bâtonnier, Abdessattar Ben Moussa, président de la section de Tunis, Elyès Gargouri, président de la section de Sfax, Brahim Bouderbala, Mohamed M’kacher, Ridha El Ajhouri, Abderraouf Ayadi et Badi Jrad semblent décidés à aller jusqu’au bout de l’aventure. Enchevêtrement des facteurs de détermination de l’électorat Même si certains observateurs s’évertuent, non sans raison, à avancer sur la pointe des pieds, des pronostics plaçant certains candidats au-dessus du lot, l’enchevêtrement des facteurs de détermination de l’électorat des candidats rend tout présage très difficile. Vu la division profonde dont souffrent les différents courants du barreau, le facteur de l’appartenance politique et idéologique ne serait pas, de l’avis des observateurs avertis, déterminant. Les voix des électeurs appartenant aux courants de gauche seraient en fait dispersées entre Mes Abdessattar Ben Moussa, Abdeljelil Bouraoui et Ridha El Ajhouri. Les avocats appartenant aux sensibilités d’obédience nationaliste arabes voteraient, à leur tour, pour deux candidats, en l’occurrence Me. Béchir Essid et Me Brahim Bouderbala. Les voix des «RCDistes» seraient également dispersées entre Me. Abdeljelil Bouraoui et Abdessattar Ben Moussa. Les considérations «régionalistes» ne seraient pas de leur côté le facteur clef qui influencerait les intentions de vote. Les avocats du Grand Tunis voteront pour plusieurs candidats dont notamment Mes Brahim Bouderbala, Mohamed M’kacher et Abdessattar Ben Moussa, lesquels ont été tous à la tête de la section de Tunis de l’Ordre. Les voix des électeurs des gouvernorats du sud seraient, quant à elles, dispersées entre Me. Elyès Gargouri, président de la section de Sfax, et Me. Essid qui y garde une partie importante de son électorat. Le rayonnement et le «crédit» dont jouissent les différents candidats ne détermineraient pas également à eux seuls le nom du futur bâtonnier puisque de nombreux candidats ayant assumé des responsabilités au sein des structures du barreau jouissent d’une bonne réputation aux yeux de leur confrères. * Cinq candidats favoris ... et des surprises ... Certains observateurs avertis estiment que le recoupement des différents facteurs déterminants des intentions de vote place cinq candidats dans la case des favoris. Il s’agit, en premier lieu, de Me Abdeljelil Bouraoui dont le bilan de son mandat à la tête du Conseil de l’Ordre (1998-2001) a été jugé positif par la majorité des porteurs de robe noire. Le candidat pourrait bénéficier des voix d’une bonne partie des «RCDistes», d’avocats de gauche et d’avocats apolitiques connus sous le sobriquet de la «majorité silencieuse». Me. Essid est également classé parmi les avocats qui ont le plus de chances de passer le premier tour. Le bâtonnier sortant, qui s’attache toujours au principe de «l’action syndicale», pourrait, en effet, bénéficier des alliances de dernière minute avec certains courants dont les candidats seraient fort probablement éliminés dès le premier tour, outre le réseau de sympathisants qu’il a tissé au fil des années. Fort d’une très bonne moisson à la tête de la section de Tunis du Conseil de l’Ordre et d’un programme électoral hors pair avançant des solutions pratiques aux maux dont souffre la profession, Me. Abdessattar Ben Moussa semble pour sa part «bien armé» pour accéder au second tour. Idem pour Me. Brahim Bouderbala, lequel compte surtout sur les avocats apolitiques et une partie d’avocats relevant du courant d’obédience nationaliste arabe. De son côté, Me Mohamed M’kacher qui est arrivé troisième lors des dernières élections et dont la campagne électorale aurait été très efficace pourrait être un concurrent coriace durant le deuxième tour. Faut-il préciser également que le fort probable passage au deuxième tour ouvrira grandement la porte aux alliances basées essentiellement sur l’appartenance politique ainsi qu’aux votes sanctions, lesquelles pourraient démentir les pronostics qui paraissent d’emblée les plus logiques. Walid Khéfifi


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com