Jeunes et transports en commun : Promiscuité «mâle» au point





Parmi les millions de passagers qui empruntent les moyens de transport public, les femmes et les jeunes filles en particulier sont les plus exposées aux différents abus et dépassements. Dans l’enquête suivante, elles font part de leur mécontentement. Tunis-Le Quotidien L’encombrement, le manque d’hygiène, les retards accusés au niveau des dessertes, et surtout le harcèlement tantôt physique, tantôt verbal, perpétré par quelques garçons frustrés font que les transports en commun deviennent de plus en plus insupportables. En témoigne Karima Zaghouani, 22 ans, actuellement en formation dans le domaine du secrétariat. «Avec la canicule et pendant les heures de pointe, on suffoque carrément dans les bus. C’est misérable. Il n’existe même pas de système d’aération ou de ventilations qui atténueraient les effets de la chaleur», dit-elle. Et d’ajouter que les horaires ne sont jamais respectés «Ce qui peut engendrer des attentes interminables sous un soleil brûlant». C’est l’avis de Narjess Ben Jemiaâ, 18 ans, élève, qui a du mal à supporter le manque d’hygiène de certains passagers. «Pis encore, certains vont même jusqu’à provoquer des querelles se transformant parfois en violentes bagarres», affirme-t-elle. N’ayant de respect pour personne, ce genre d’individus prennent le bus ou la rame du métro pour un ring où gros mots et coups de poing fusent à tout bout de champ. Cela porte préjudice à la sécurité des passagers qui face à ce genre de situation préfèrent quitter les lieux. Pour Najla, étudiante en troisième cycle, c’est plutôt les «pickpockets» qu’elle redoute le plus. Ayant déjà été la cible de ces voleurs à la tire, elle trouve que les moyens de transports dans le pays ne sont pas faits pour être empruntés par les filles. «Une fois dans le bus, j’ai découvert que le type debout à côté de moi avait sa main dans ma poche. Il cherchait sûrement mon portefeuille», dit-elle. Najla n’est pas du genre à déclencher des scandales dans les lieux publics. Elle était donc dans l’obligation de se taire et descendre au prochain arrêt. Nombreuses sont les filles et les femmes qui sont confrontées quotidiennement à ces énergumènes qui, comme des pots de colle, ne lâchent prise que lorsqu’ils atteignent leur station. Wissal Hasnaoui


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com