Jeunes et vacances : Le passeport passe par les succès scolaires





Certains élèves et étudiants connaissent déjà leurs résultats de fin d’année. Pour les autres, le verdict sera bientôt prononcé. Une fois que tout sera joué, les étudiants aimeraient tourner la page des études et profiter de la période de «trêve» des vacances. Mais souvent, les parents posent comme condition préalable le certificat de réussite aux examens ... Témoignages. Tunis - Le Quotidien L’on dit que «ceux qui aiment bien châtient bien» un adage souvent appliqué par la plupart des parents. Farès Ghazaï, 18 ans élève en 6ème année, vit sur ses nerfs dans l’attente des résultats mais aussi dans l’attente de réprimandes corsées en cas d’échec qui implique un privation de vacances : «Je dirais volontiers que mes parents ont tout-à-fait raison de me priver de vacances. Ils me rappellent tout le temps que je suis soumis à une obligation de résultat pour mériter des vacances. Certes, ils n’iront pas jusqu’à m’enfermer dans ma chambre mais ils ne rateront aucune occasion pour me rappeler que je n’étais pas à la hauteur», dit-il. Farès, qui a obtenu de bons résultats espère passer des vacances bien argentées : «cette année, j’ai obtenu de bonnes notes et mes parents vont me récompenser par un mois de vacances à Hammamet. N’oublions pas aussi que l’année prochaine, je passe le bac. Ils veulent que je «m’éclate» à fond cet été pour être prêt le jour «J», ajoute-t-il. Ce système de «contrepartie» motive les élèves à donner le meilleur d’eux-mêmes. Mais dans d’autres cas cela peut les stresser davantage. Hakim, 18 ans, élève en 6ème année n’a jamais travaillé pour le seul objectif de mériter des vacances. S’il bosse, c’est pour son bien, son avenir et aussi pour ne pas décevoir ses parents : «Mon père m’a toujours dit : «Obtiens une bonne moyenne et tu auras tout ce que tu voudras. «Mais, avec moi, il n’a jamais été une question de pression. Les propos de mon père m’ont prouvé qu’il ne cherchait que mon bien, il m’a responsabilisé et je n’ai jamais redoublé». Toutefois, les parents de Hakim savent faire la part des choses. Ils sont convaincus que le divertissement est un impératif pour ces jeunes : «Le développement s’est imposé comme une nécessité. Les études se déroulent ainsi dans de meilleures conditions. Je ne me sens pas du tout stressé. Je trouve que mes parents agissent pour mon bien», ajoute-t-il. * Chaque chose à sa place Dans certaines familles, la formule magique est la suivante : «Tu bosses pour toi, tu te divertis pour toi». Cette formule est pratiquée par les parents de Ghassen Boubaker, 18 ans, élève en 6ème année. Le jeune homme sait parfaitement que s’il fait des efforts dans ses études, c’est essentiellement pour garantir son propre avenir «je suis issu d’une famille conservatrice. Dès mon jeune âge, on m’a responsabilisé quant à mes études et les choses se déroulent normalement. Mes parents me permettent de partir en vacances et de me divertir mais pourvu que cela reste dans les limites du «permis», dit. Certes, en cas de mauvais résultats, il n’aura pas droit à des vacances de rêve, mais le cas contraire, il n’a pas non plus droit à des vacances hors normes. «Que je réussisse ou pas, l’on ne me permet pas de passer des nuits entières dans une boîte de nuit et c’est très bien ainsi. Je sais que tout doit obéir à un certain sens de la mesure». Certains parents récompensent leurs enfants studieux par des études à l’étranger ! Anis 23 ans, maîtrisard en droit, n’a jamais eu de problèmes concernant son droit au divertissement : «C’est le credo de mes parents il faut que tu étudies et que tu te divertisses. Etudes et loisirs ont donc été «conçus» comme une nécessité. J’ai grandi en ayant le sens de la responsabilité vis-à-vis de mes études et de mes loisirs. Je viens d’achever mes études de droit en France et je pense qu’une bonne santé psychologique et physique est tributaire d’un équilibre entre études et divertissements», conclut-il. Abir Chemli Oueslati


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com