A vous la parole/ Qu’est-ce qui arrive à nos filles?





*Maher Ouni, 20 ans étudiant «Bon nombre de la gent féminine perdent la tête une fois l’été installé. J’ai l’impression d’assister à un vrai carnaval quotidien. Peu importe leur âge, elles usent et abusent de make-up à couleurs criardes et trop attirantes. Elles se mettent dans des tenues provocatrices et collantes… Il y a trop de tentation. En plus, elles nous battent des cils, nous font des regards «mielleux» comme pour dire «coucou je suis là, regardez-moi!» Ces invitations implicites, nous encouragent parfois à franchir le pas. Le comble, c’est qu’une grande partie de ces jeunes filles jouent les rôles d’un mâle dans une relation de couple. Elles veulent mener le jeu, imposer leurs idées… Et l’on se rend compte après coup, qu’elle font semblant de nous aimer rien que pour trouver quelqu’un pour payer leurs cafés, leurs communications téléphoniques et pourquoi pas leurs habits par la même occasion. Le jour où l’on passe aux choses sérieuses, elles se montrent hostiles et avouent ne pas avoir envie d’être liées officiellement. Depuis la nuit des temps, ce sont les hommes qui sont réputés fuir l’amour, les fiançailles et le mariage… Or, de nos jours, c’est la gent féminine qui excelle dans la conception de la liberté. Ces comportements qui sont de plus en plus fréquents sont-ils le fruit d’une vengeance de la gent masculine, ou d’une fausse interprétation de l’émancipation? Est-ce tout simplement un nouveau phénomène en vogue?! Dieu seul le sait». * Mohamed Ben Slimane, 25 ans, étudiant en troisième cycle : Encourager à la consommation du produit culturel «C’est plutôt d’une proposition que je vais parler. Chaque été, on a plusieurs festivals qui ont lieu dans la capitale et dans les autres régions du pays. A mon avis, le plus intéressant et le plus important d’entre eux c’est le festival de Tabarka, surtout avec l’introduction du festival Raï, World music et Latino. C’est très personnel comme avis. Cependant je pense que dans ce genre de manifestations on ne tient pas compte des conditions financières des jeunes. Le prix des concerts est souvent très cher surtout qu’on ne peut pas se contenter d’une ou de deux soirées. De plus, si on n’a pas de voiture on est obligé de prendre le bus ou le louage jusqu’à Tabarka. Ca fait beaucoup d’argent, sans compter la bouffe, les boissons, les boîtes de nuit… Je propose que le ministère de la Culture ou l’Office National de Tourisme mettent à la disposition des jeunes Tunisiens un ou deux bus à destination de Tabarka avec un prix symbolique. Et pourquoi ne pas prévoir une tarification spéciale pour les jeunes».


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com