Session de contrôle : Une chance à saisir…





Le premier verdict a été prononcé. 52.029 bacheliers ont réussi la session principale dans une ambiance tant joviale qu’émotionnelle. 45.094 sont ajournés. Pour certains, la session de contrôle est une chance à saisir absolument. Pour d’autres, c’est une déveine… Témoignages. Tunis-Le Quotidien Fini l’attente, fini le stress de l’inconnu, tout est déclaré. Désormais l’on sait que «ou ça passe ou ça casse». Bon nombre des futurs bacheliers ont été agréablement surpris qu’ils soient ajournés… Ils pensaient avoir carrément raté le coche. Mahmoud Khojet El Khil, bac économie, croyait avoir complètement raté l’examen principal. Or, ce candidat au bac va devoir, à présent, reprendre la route de l’école et saisir sa deuxième «chance». «Je dirais que j’ai eu de la chance dans la mesure où je croyais avoir tout raté. Cependant, je crois à la chance des débutants, et c'est celle-là que j’ai justement ratée», confie-t-il. Mahmoud est convaincu de ne plus pouvoir réaliser ses rêves… Même s’il réussit cette fois «Je suis réaliste. J’ai eu 08.50 comme moyenne. Certes, tout est jouable et je peux réussir, mais ma moyenne ne me permettra aucunement une bonne orientation. Je rêve d’intégrer un institut qui exige un score assez important, mais cela est devenu, hélas, quasi impossible… A priori, je devrais garder le moral, mais je me dis parfois qu’il vaut mieux rater une année et ne pas rater toute une vocation…», dit-il, dépité. Le bac ne représente décidément plus un objectif. C’est plutôt la moyenne du bac qui importe le plus (pour certains candidats). Aymen, bac lettres, partage le même avis que son collègue. Pour ce jeune homme, rien n’égale une réussite de premier coup: «Je passe aujourd’hui, à contre-cœur. Si je réessaye maintenant, c’est juste pour ne pas le regretter ultérieurement bien que je sois convaincu qu’avoir mon bac maintenant n’aura pas une grande importance…», confie Aymen. Aymen considère cette deuxième session comme une «malchance». Il est sûr que lors de l’orientation il aura beaucoup de mal: «Quand j’ai su que j’étais ajourné, j’ai eu le cœur serré. Parfois, j’ai l’impression que cette session n’est qu’un amortissement du choc. C’est une autre façon d’admettre à petites doses que l’on n’est pas capable de réussir le bac, et c’est tout. Par ailleurs, je n’hésiterais pas à me donner à fond… «Il vaut mieux avoir des remords que des regrets», dit-on». Quant à Walid et Oussama, ils ont eu leur bac. Mais tous deux n’arrivent pas à savourer ce bonheur car une bonne partie de leurs amis se remettent au travail dès aujourd'hui. «Je fais tout mon possible pour encourager mes deux amis à garder le moral. Après tout, rien n’est encore joué et ils peuvent améliorer nettement leurs notes, et leur moyenne peut grimper, mais j’ai l’impression qu’ils sont réellement abattus et je crains le pire», confie Oussama. Cependant, Walid partage le même avis que Mahmoud et Aymen: «Si j'avais à refaire la session de contrôle, je ne le ferai pas. L’année dernière, je suis passé par là et je sais combien cela peut être dur, surtout si l’on échoue en fin de parcours! C’est très dur de repasser l’examen pour ne pas réussir après. Le choc est double et c’est ainsi que je préfère un résultat immédiat. L’attente est atroce et l’on sait que cette deuxième chance peut se transformer en une fin fatale… Que Dieu les aide tous. Nul ne peut connaître ce qui l’attend». Abir Chemli Oueslati


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com