Le Bêtisier/ Mohamed Amine Gharbi, 19 ans, étudiant en gestion : «Une histoire de sous»





Quand j’étais très jeune, j'avais toujours peur de mes parents. Ils n’étaient pas spécialement sévères. Et pourtant je les craignais. A cette époque j’avais 9 ans. J’étais adhérent à un club d’enfants. J'étais très copain avec un garçon de mon quartier. On avait le même âge et on était presque inséparables. Un jour, il m’a donné un dinar pour qu’on puisse acheter des sucreries. On s’est régalé avec. Quelques jours après il vient chez moi. J’étais tout seul à la maison. Mes parents étaient au boulot. Je ne pouvais lui ouvrir la porte car j’avais la consigne de mes parents»: «Ne jamais ouvrir la porte en leur absence». De plus mon copain réclamait le dinar avec lequel on s’est acheté les sucreries. Je n’avais pas d’argent et je ne voulais pas que mes parents soient au courant de cette histoire. Mon copain a utilisé cette faiblesse contre moi. Derrière la porte il me demande de lui donner quelque chose de valeur à la place de la monnaie. Pour se débarrasser de lui, je vais chercher dans mon tiroir ce que je pouvais lui donner. J’ai trouvé un jeu d’échec très beau. D’ailleurs c’est un prix que j’ai reçu au club pour avoir été un adhérent exemplaire. Comme j’étais très naïf, je le lui ai donné. Sur le coup, je n’ai pas réalisé ce que j’ai fait. Je voulais qu’il parte le plus tôt possible avant que mes parents débarquent. Aujourd’hui je regrette ce que j’ai fait. J’ai de la rancune envers ce type que je croise de temps en temps sans plus. Mais surtout j’aurai aimé être plus intelligent pour agir autrement


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com