Cyclisme/ Les enseignements du Tour de Tunisie 2004 : Moyens… et ambitions





La 32ème édition du Tour de Tunisie cycliste a été très riche en enseignements. Au-delà des résultats enregistrés par nos coureurs, cette compétition a cherché surtout à acquérir ses lettres de noblesse et il semble bien qu’elle est en passe d’atteindre cet objectif. Il y a eu tout d’abord la visite du président de l’Union du cyclisme international (UCI) Hein Van Brougen qui a tenu une réunion de presse au départ de la 2ème étape Bizerte-Tabarka, durant laquelle il a exprimé le vœu de voir le Tour prendre une véritable dimension internationale, au vu des conditions dont il bénéficie. A ce titre, l’un des grands acquis du Tour de Tunisie est d’avoir réussi l’enregistrement auprès de l’UCI, à l’instar des autres boucles internationales. Pour preuve, l’instance internationale a désigné un arbitre international, Joël Coufourier, comme président du jury du Tour. Ce dernier, au terme de la boucle tunisienne, a exprimé sa satisfaction quant aux conditions dans lesquelles s’est déroulé le Tour surtout en ce qui concerne la sécurité, l’hébergement et la saine rivalité qui a animé les différents acteurs. Coufourier n’a pas manqué, toutefois, de révéler quelques défaillances dont il a discuté avec les organisations du Tour et le président de la FTC. * Résultats mitigés Les résultats de nos coureurs, durant ce Tour, n’ont pas été à la hauteur, puisqu'ils ne sont parvenus à enlever qu’une seule des 10 étapes du parcours. Il faut reconnaître, à ce titre, que la concurrence était très forte, notamment celle des Sud-Africains, des Italiens, des Allemands et des Egyptiens… Ces performances peu reluisantes sont essentiellement dues à une préparation inadéquate pour une compétition de cette envergure et cette endurance. La déception est venue surtout de la part de certains coureurs censés être en mesure de figurer parmi le peloton de tête, comme Karim Jendoubi, 21ème au classement général à 22’04’’ du premier, Aymen Ben Hassine, 32ème et Ahmed M’raïhi, 36ème. Néanmoins, Aymen Brini a été à la hauteur de sa mission et a tiré son épingle du jeu en se classant 11ème en 30h22’27’’ à seulement 15’07’’ du leader du classement générale individuel, 8ème au classement par points et 3ème au classement général individuel des moins de 23 ans, à 04’59’’ du leader. Idem pour le jeune Mohamed Walid Zemni, 7ème des -23 ans et 34ème au classement général individuel. Si l’on tient compte des résultats de ces jeunes et de l’absence de certains coureurs talentueux comme Baâtout, Chtioui, Ben Nasr qui auraient pu faire la différence, l’avenir du cyclisme tunisien n’est pas pour autant inquiétant. Avec des moyens autrement plus solides, une préparation plus étudiée des athlètes et une encadrement plus compétent, ainsi qu’une motivation et des ambitions à la hauteur de l’événement, le cyclisme tunisien pourrait occuper certainement une place de choix dans le Tour de Tunisie Moncef seddik


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com