Implication de l’OTAN en Irak : La pression s’accentue





Le Quotidien-Agences Sur fond d’attentats et à quelques jours du Sommet d’Istanbul , la pression s’accentue pour que l’OTAN accepte de jouer un rôle, même limité, en Irak, et le gouvernement intérimaire de Bagdad réclame désormais, lui aussi, l’implication de l’Alliance. Dans une lettre adressée à l’OTAN en début de semaine, le Premier ministre irakien désigné, Iyad Allaoui, a demandé l’assistance de l’Alliance pour aider à entraîner les forces armées de son gouvernement intérimaire et fournir «d’autres formes d’assistance technique». «Les alliés sont en train d’examiner cette demande» a déclaré Hoop Scheffer, le Secrétaire de l’alliance, faisant valoir, ainsi, que l’OTAN pourrait accéder à la demande d’assistance de l’Irak lors de Sommet. Le président américain George W. Bush, relayé par le Premier ministre britannique Tony Blair à la tête des deux principales puissances occupantes en Irak, avaient eux-mêmes suggéré au récent sommet du G8 à Sea Island, aux Etats-Unis, que l’Otan participe à la formation des forces de sécurité irakiennes. «Rien n’est décidé», a souligné hier une source diplomatique au siège bruxellois de l’Alliance, selon qui les discussions doivent se poursuivre jusqu’au sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’OTAN les 28 et 29 juin à Istanbul. Quant à savoir si l’OTAN pourrait jouer un rôle plus large encore, «les options sont ouvertes» et seront, elles aussi, discutées à Istanbul, a précisé la même source. Un diplomate européen a exprimé de son côté des doutes sur ce que pourrait réellement offrir l’OTAN, alors que l’Alliance n’a jamais, collectivement, entraîné les forces armées d’un pays tiers, cette tâche étant généralement confiée à une nation-cadre comme c’est actuellement le cas en Afghanistan. Ceci étant, l’Italie a indiqué hier être favorable à un rôle de l’OTAN dans la formation et l’entraînement des forces armées irakiennes et souhaite participer à cette mission, a annoncé le chef de la diplomatie Franco Frattini. Dans le même cadre, l’Allemagne a affirmé son désir de participer à la formation d’officiers irakiens dans les pays voisins de l’Irak ou en Allemagne-même, a-t-on indiqué de sources gouvernementales à Berlin. Dans ce contexte, la pression s’accroît aussi sur des pays comme la France qui estiment mal avisé d’impliquer l’organisation en Irak. Le chef de la diplomatie française Michel Barnier a retiré mardi à Amman la position de son pays, qui estime qu’il serait «contre-productif» pour la période de transition engagée en Irak d’ «aller planter le drapeau de l’OTAN».


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com