Les Nuits de La Marsa : Fraîches et croustillantes





La 11ème session du Festival Ali Riahi sera dédiée à une nouvelle vague d’artistes, à la chanson tunisienne, au théâtre et à une série d’hommages... En attendant la construction de son théâtre de plein-air qui tarde encore à venir, la ville de La Marsa a déjà annoncé les couleurs de son festival et n’a surtout pas oublié de glaner les fines fleurs du théâtre tunisien. Les Nuits de La Marsa, un cocktail de musique, théâtre, danse, fanfare... qui se veut bien de chez nous. Où brilleront certainement de nouveaux talents. La troupe de la Radio Sfax, avec une grappe de ses vedettes, on cite notamment Kacem Kéfi, Jamel Chebbi et autres Thouraya Miladi, ouvrira le bal le 15 juillet dans le parc de Montazah Essaâdi qui vient d’ouvrir ses portes aux citoyens. Quant à la cérémonie de clôture, elle sera griffée par Adel Soltane. Entre-temps, les Nuits défileront à la tunisienne, joyeuses et pimentées avec beaucoup de malouf et avec de l’humour croustillant. * Kalaï et Riahi dans la mémoire Mohamed Ghaddhab pour sa part a consacré le 1er août pour une soirée-hommage à Sadok Thraya et Ridha Kalaï qui nous ont quittés dernièrement. Garniront aussi avec grâce les Nuits de La Marsa la troupe féminine «Miramis» dirigée par Anissa Kasbaoui (le 7 août) et la Troupe musicale avec Mounira Hamdi et son ballet (le 9 août). Le festival a bien sûr maintenu l’hommage permanent à Ali Riahi. Celui qui a longtemps chanté La Marsa et environs. Qui sera à son tour chanté par les membres de la Troupe Radio Jeunes, avec la participation de leur aîné Mustapha Charfi. Sidi Ali attend encore en silence des Marsois qu’ils érigent un conservatoire estampillant son nom, et un mini-musée qui rangera avec coquetterie ses disques, ses cravates, ses chemises, ses costumes et ses jebbas. Car Sidi Ali était de son vivant, et ça tous les Tunisiens le savent, l’élégance même et il mérite une pointe d’attention. Mémoire collective oblige. «Ces soirées seront à des prix symboliques et presque en famille. Notre budget, il est vrai, est limité, mais le festival volera haut grâce à ces jeunes que l’on tient à promouvoir», nous dit Zaïne Bach-Hamba, directeur du festival. En collaboration avec la Radio, une toute nouvelle formule a été adoptée pour encourager les talents en herbe. Après un concours, dix jeunes seront retenus qui recevront des diplômes et des prix allant de 200 et 300 à 500 dinars. La direction a voulu pour cette session décentraliser les festivités dans différents lieux : Montazah Essaâdi, Place Saf Saf, Sidi Daoud, la Maison de culture de Gammarth et bien sûr les rues de la ville qui vibreront le 1er août à 18h00, au rythme de la fanfare du ministère de la Défense nationale. Quand on parle du festival à La Marsa, il serait indigne de notre part de ne pas évoquer La Abdelliya, qui a longtemps abrité des soirées mémorables comme celle de Hédi Jouini, Raoul Journo... Ce pôle présumé d’attraction culturelle ne figure pas sur le programme. Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com