Elections des bureaux des sections de l’ordre des avocats : Me Adel Chemli:«Rassembler pour sauvegarder notre unité»





D’habitude, les élections des sections régionales des avocats ne constituent pas un enjeu majeur. Il est vrai que le Conseil de l’ordre s’attire tout l’intérêt aussi bien des avocats que des officiels et de l’opinion publique en général. D’habitude, les élections des sections régionales des avocats ne constituent pas un enjeu majeur. Il est vrai que le Conseil de l’ordre s’attire tout l’intérêt aussi bien des avocats que des officiels et de l’opinion publique en général. La donne a toutefois changé durant cette année 2004 marquée par des différends, des conflits voire des crises qui ont secoué la grande famille des hommes en robe noire. Jamais dans l’histoire du bâtonnat, une campagne n’a connu autant de rebondissements. Finalement on a assisté à des élections du Conseil de l’ordre où les transactions et les négociations de dernière minute ont été déterminantes pour se fixer sur le nom du bâtonnier. C’est de cette complexité et de cette étape sensible par laquelle passe la profession que les élections des sections tirent leur importance. L’on comprend, ainsi, tout l’intérêt que porte la grande famille des avocats à ces élections qui surviennent dans un paysage politique et syndical privilégiant plutôt les négociations que la confrontation. Il est, utile, cependant, de rappeler le rôle et les attributions de ces secteurs. Il est vrai justement que le grand public connaît, et ce par la force de la médiatisation des conflits et des divergences qui le traverse, le rôle du Conseil de l'ordre des avocats mais on reste perplexe quant à la fonction des sections. Au nombre de trois (03) les sections sont réparties en trois régions, en l’occurrence Tunis, Sfax et Sousse. Leurs présidents siègent au Conseil national de l’ordre des avocats, et afin de savoir un peu plus sur le rôle des sections, «le Quotidien» a interrogé plusieurs candidats au bureau de la section de Tunis dont les élections sont prévues pour ce dimanche. Me Adel Chemli, avocat à la Cour de cassation, ouvre le bal et répond à nos interrogations. * Le Quotidien: L’opinion publique n’a qu’une idée vague du rôle des attributions des sections régionales des avocats. Comment pouvez-vous les présenter ? - Me Adel Chemli: Les conseils des sections régionales des avocats traitent dans les limites de leurs compétences, essentiellement des questions relatives à l’arrêt ou la reprise de l’activité des avocats. Quant au président de la section régionale, il la représente auprès des autorités régionales et locales, il examine les plaintes déposées contre les avocats, détermine les honoraires de ces derniers en cas de litige avec leurs clients. Ceci sans oublier que la section régionale aux côtés du Conseil de l’ordre national veille à la préservation de l’honneur de la profession et aux devoirs de la confrérie. * Après les élections du Conseil de l’ordre des avocats, certains observateurs craignent que les nouveaux Conseils des sections ne soient que l’ombre du bâtonnat. Qu’en pensez-vous ? - D’après l’aperçu que je viens de donner sur le rôle des sections régionales des avocats, je peux vous affirmer que les différentes structures de la profession se complètent et se rencontrent dans la réalisation des objectifs de ceux qui leur ont fait confiance. * Pourquoi avez-vous décidé de vous présenter aux élections du bureau de la section des avocats de Tunis ? - Après quinze ans de barreau, j’ai pensé me présenter aux élections dans le but d’aider mes confrères à améliorer l’image de marque de l’avocat qui doit toujours figurer parmi l’élite de la société. * Comment évaluez-vous les résultats des dernières élections du Conseil de l’ordre des avocats ? - Tous les élus ont été choisis par leurs confrères librement et démocratiquement et même s’ils représentent des tendances politiques et idéologiques différentes, ils sauront toujours préserver l’intérêt suprême de la profession et y mettront chacun du sien pour raviver l’espoir des avocats en des jours meilleurs. Le barreau a plus que jamais besoin de toutes ses compétences afin de résoudre les problèmes qui ont perduré et qui constituent le plus grand souci des avocats,dont l’absence de la couverture sociale, la réduction du domaine d’intervention de l'avocat, la multitude des voies d’accès à la profession... * Si vous êtes élu, que demanderez-vous au nouveau bâtonnier ? - Avant tout, je saisis cette occasion pour présenter mes félicitations au nouveau bâtonnier, Maître Abdessattar Ben Moussa et à tous les nouveaux membres du Conseil de l’ordre. Et si j’ai l’honneur d’être élu, je saisirai cette occasion pour demander à Monsieur le bâtonnier de rester égal à lui-même, d’être le bâtonnier de tous les avocats, d’associer les compétences et toutes les bonnes volontés afin de mener la barque de la profession à bon port. Interview conduite par H. MISSAOUI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com