Embarrassé par l’arrêt de la Cour Suprême : Sharon au pied du mur





• Deux Palestiniens tués Le Premier ministre israélien Ariel Sharon était extrêmement gêné jeudi par un retard d'un semestre dans l'édification de la barrière en Cisjordanie dû à un arrêt de la Cour Suprême, alors que ses troupes opéraient dans les Territoires occupés tuant deux Palestiniens dont un enfant. Le Quotidien-AFP Sharon a convoqué ses ministres de la Défense Shaoul Mofaz et de la Justice Joseph Lapid, ainsi que des experts après l'arrêt rendu la veille et qui exige de modifier le tracé de la barrière de séparation sur 30 km au nord d’Al-Qods occupée pour tenir compte des droits fondamentaux de 35.000 Palestiniens. Les bulldozers israéliens étaient cependant à l'ouvrage en cours de matinée dans ce secteur, près d'Abou Dis au nord d’Al-Qods occupée. "Nous pensions achever d'ici la fin de l'année un tronçon de la barrière allant jusqu'aux abords sud d’Al Khalil (...) A présent, il y aura un retard de près de six mois", a estimé le directeur général du ministère de la Défense, Amos Yaron, après l'arrêt. Le colonel Danny Tirtza, responsable en chef pour la planification du projet, a indiqué aux journalistes que cette décision de justice pourrait servir de précédent à des dizaines de recours et causer d'autres retards. Pour parer à ce risque, le député Gilad Erdan, du parti Likoud (droite) de Sharon, a déposé au parlement un projet de loi, en vertu duquel la barrière serait proclamée "projet national urgent" dépendant uniquement d'un juge de district tenu de répondre aux éventuels appels dans les sept jours. Plusieurs ministres, Danny Naveh (Santé), Nathan Chtcharansky (sans portefeuille) et Zvoulon Orlev (Bien-être social), ont suggéré de passer outre à l'arrêt de mercredi et de maintenir le tracé prévu de la barrière "pour des raisons sécuritaires" en promulguant une loi en ce sens. Le ministère de la Défense a en revanche indiqué qu'il entendait obtempérer à la décision de la plus haute instance juridique de l'Etat. * Assassinats Dans le même temps, l'armée israélienne poursuivait ses opérations dans des secteurs de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza. Un enfant de neuf ans a été tué par des tirs de l'armée à Rafah, dans le sud de la Bande de Gaza, et un militant du mouvement Hamas a succombé à ses blessures par balles infligées la veille lors d'une incursion israélienne à Beit Hanoun, dans le nord de ce territoire. Ces décès portent à 4.140 le nombre des personnes tuées depuis le début de l'Intifada en septembre 2000, dont 3.145 Palestiniens. En Cisjordanie, les troupes israéliennes ont pénétré à Ariha, où un Palestinien a été blessé lors d'échanges de tirs. Selon un responsable militaire, pas moins de 35 Palestiniens recherchés y ont été arrêtés.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com