Hakim Salhi au «Quotidien» : «Des duos ? Je ne cours pas derrière… !»





Hakim Salhi, un nom qui sonne fort surtout chez les jeunes Tunisiens, amoureux du Raï. C’est grâce à Hakim et, bien sûr, à d’autres que le grand public a découvert de près l’autre facette de la musique Raï, la facette exubérante. Pour les directeurs de nos festivals, Hakim est toujours une carte gagnante. Confidences d’une voix sur la bonne voie. * Hakim Salhi est de retour en Tunisie, qu’en attendez-vous ? - Je chante sur les scènes tunisiennes depuis plus de 12 ans. Ma relation avec le public tunisien est très solide et je l’espère, indéfectible. Les Tunisiens m’ont beaucoup encouragé dans mes débuts. Mes souvenirs dans vos festivals ont un goût très particulier, je dis même très délicieux. Les premiers pas d’un artiste restent, toujours, des moments mémorables et c’est sur cette terre que j’ai fait mon décollage après — bien sûr — l’Algérie. * Tabarka semble avoir une place privilégiée dans le cœur de Hakim Salhi, ça se lit dans vos yeux ! - Si vous pouvez lire dans mon cœur, vous allez découvrir la place de Tabarka. J’adore cette ville qui m’a accueilli sur la scène de son Festival international à plusieurs reprises et qui ressemble beaucoup à l’Algérie du point de vue climatique et géographique. Mais cela n’empêche que j’aime aussi les autres régions ; j’ai des souvenirs spéciaux dans chaque ville tunisienne. Néanmoins, le premier amour est toujours le dernier et Tabarka est le coup de foudre qui a éclairé mon chemin. * Vous avez choisi d’être seul sur scène. Pourquoi avez-vous délaissé vos belles danseuses ? - C’est une question de temps, uniquement, mais «Inchallah» elles seront présentes lors de ma tournée dans plusieurs festivals tunisiens. Je viens directement de France et nous n’avons pas eu le temps de concevoir le spectacle dans tous ses détails et de procéder aux répétitions. C’est pour cette raison que j’ai préféré danser seul sur la scène de la Basilique. * Hakim Salhi est l’un des rares chanteurs du Raï qui n’ont pas fait un duo avec d’autres chanteurs surtout avec ceux de l’Occident. Est-ce un choix délibéré ? - Je ne vais pas courir derrière les chanteurs ; le duo est une opération étudiée et calculée sur tous les plans. Il faut qu’il y ait un terrain d’entente artistique entre les deux voix et un terrain d’entente économique entre les producteurs de deux artistes. Un duo est un plus dans la carrière d’un artiste, c’est une tentative de conquête d’un nouveau marché et d’un nouveau public. Le duo implique toute une stratégie. Si l’occasion se présente, je ne dirai pas non ! * Qu’en est-il du recours au clip ? - J’ai réalisé en 1995 mon premier clip et il a trouvé un grand succès. Puis, je me suis orienté vers la production et l’enregistrement des albums et la mise au point de mes tournées. Actuellement, je mets les dernières retouches à mon nouveau clip, intitulé «Jamais N’aaya» (Rien ne me fatigue). * Quoi de neuf pour cet été ? - J’ai un nouvel album qui va voir le jour, prochainement, je présenterai des spectacles en Algérie, au Canada et en France et «Inchallah», je participerai, comme d’habitude, à plusieurs festivals tunisiens. Attendez mes nouveaux tubes qui seront une autre forme de reconnaissance à l’adresse d’un public qui m’a toujours encouragé! Propos recueillis par Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com