Procès de Saddam : La défense veut plaider





Le collectif de défense du président déchu a envoyé une demande officielle à l'ordre des avocats irakiens pour pouvoir plaider lors de son procès devant le tribunal spécial irakien (TSI) qui a indiqué hier vouloir négocier un arrangement avec les onzes compagnons de Saddam. Le Quotidien-Agences L e collectif de défense de Saddam Hussein a envoyé hier 3 juillet une demande officielle à l'ordre des avocats irakiens demandant de pouvoir plaider au procès de l'ancien président irakien qui a comparu jeudi devant un tribunal irakien. "Nous avons envoyé aujourd'hui (samedi) une demande officielle à l'ordre des avocats irakien, avec copie à l'ordre des avocats jordaniens, demandant que nous puissions plaider au procès de l'ancien président Saddam Hussein", a déclaré le chef du collectif, l'avocat Mohammad Al-Rachdane. Il a souligné en outre qu'une demande similaire a été envoyée par le collectif au colonel américain John Sharvel "responsable des visites des avocats en Irak". "Nous avons demandé à nouveau de rencontrer le président Saddam Hussein", a ajouté Me Rachdane. L'avocat a en outre affirmé qu'une fille du dirigeant libyen Moammar Kadhafi fait dorénavant partie du collectif de défense de Saddam Hussein. "Aïcha Kadhafi fait dorénavant partie de notre collectif comme elle l'a souhaité. Je lui ai envoyé une lettre lui confirmant sa participation dans notre collectif", a indiqué Me Rachdane. "Menaces de mort" A Tripoli, une association charitable présidée par la fille du dirigeant libyen a annoncé son intention d'envoyer une équipe d'avocats libyens pour défendre Saddam Husseïn. Me Rachdane a par ailleurs a fait état de "nouvelles menaces de mort" contre les membres du collectif. "Nous recevons des menaces quotidiennes de mort par téléphone. On nous a menacé de faire sauter l'immeuble où se trouve mon bureau. Les autres locataires de l'immeuble ont également reçu des menaces", a-t-il indiqué. Il a en outre "déploré" que des prêches en Irak aient été utilisés vendredi "pour nous diffamer et nous insulter". Saddam Hussein a comparu jeudi devant un juge irakien qui lui a signifié sept chefs d'accusation de crimes contre l'humanité, mais le président déchu a d'emblée contesté la légitimité du tribunal. Le collectif de défense de Saddam Husseïn conteste la légitimité du tribunal spécial irakien (TSI). * Négociations Par ailleurs, le chef du Tribunal spécial irakien (TSI), Salem Chalabi, a demandé que les onze hauts responsables de l'ancien régime qui sont informés des charges pesant contre eux, soient isolés les uns des autres pour empêcher qu'ils ne coordonnent leurs déclarations. L'autre raison qui milite, selon lui, en faveur de l'isolement de chacun des onze accompagnons de l'ex-président, est de faciliter les négociations permettant à un inculpé, selon une formule inspirée du droit anglo-saxon, d'obtenir une peine moins grave s'il plaide coupable. "Lors de mes rencontres avec eux, j'ai constaté que chacun cherche un accord particulier, et surtout l'un d'entre eux", a-t-il dit à la presse, ajoutant toutefois qu'il était trop tôt pour parler d'arrangement alors que d'autres dignitaires arrêtés n'ont toujours pas été présentés au juge. Il a par ailleurs refusé d'indiquer quand Saddam Hussein et les autres inculpés seront autorisés à rencontrer leurs avocats précisant avoir été contacté, il y a un mois, par un groupe d'avocats jordaniens, conduits par Mohammed Rachdane, qui a exprimé le désir de défendre le président déchu.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com