Tabarka Jazz Festival : Le corail en effervescence





La neuvième édition du Festival International de Jazz a démarré avant-hier soir à tambour battant, à Tabarka. La soirée inaugurale de cette fête de jazz qui se poursuit jusqu’au 10 juillet a été riche en couleur et rythmes variés. Deux concerts de qualité étaient au programme : celui d’Enrico Rava et de la troupe «Buena visita social club». Ce fut une soirée mémorable. Pour ceux qui ont une bonne mémoire du Festival International de Jazz de Tabarka, jamais cette manifestation n’a suscité autant d’enthousiasme de liesse et drainé une foule aussi importante à l’occasion de la soirée inaugurale. Succès total la Basilique de Tabarka qui accueille traditionnellement le Festival de Jazz était pleine à craquer, environ une heure avant le premier concert donné par Enrico Rava quartet. Avec son groupe au complet, cet Italien aux longs cheveux cendrés n’a pas lésiné sur les moyens pour produire une prestation de qualité. Pendant plus d’une heure et trente minutes de concert, ce jazzman au talent reconnu a su jouer un style de jazz qui se démarque totalement des rythmes classiques de ce genre musical. Avec sa manière de jouer au saxo bien propre à lui, Enrico a composé en véritable magicien des sonorités sourdes et «bouchées» comme au bon vieux temps des concerts de Miles Davis. La particularité d’Enrico Rava est qu’il a privilégié le genre du «bob» dans de nombreux morceaux notamment dans les trois compositions de son nouvel album. Le jazzman italien a aussi mis l’accent sur la percussion dans son morceau de ballade dédié à Nicole Kidman et celui intitulé «Rodny In nigth». Le moins qu’on puisse dire c’est que le jazz d’Enrico Rava est original et complexe. Cet aspect lui a prévalu une admiration particulière du public qui l’a fortement acclamé à la fin de son concert. * Gracia à la grande familia La troupe cubaine «Bufna Vista Social Club» a créé le deuxième événement de cette soirée du jazz. L’assistance de la Basilique de Tabarka a été ravie par les rythmes du tango, de la salsa et autres compositions de la musique cubaine. La troupe a, en effet, interprété nombre de compositions célèbres que le public a fortement d’ailleurs acclamé et accompagné par la danse. Parmi ces morceaux on trouve «Juli-Juli», «Santa-Maria», «Aïe Mamma». Le rythme afro-cubain a pleinement régné. «Nous avons mixé notre musique avec le jazz, raison pour laquelle nous sommes présents aujourd’hui à Tabarka», a déclaré le chef d’orchestre à la fin du concert. La troupe cubaine a séduit et survolté le public pendant deux heures du temps. Une bonne note donc pour cette soirée d’ouverture. Et c’est tant mieux pour les amateurs de jazz et les fans de Tabarka. «Gracia à la grande familia» déclarait le chef d’orchestre à l’assistance à la fin de chaque morceau. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com