«Tambla» : Les noces de l’africanité





Investir dans la culture et, surtout, dans un projet portant sur la réalisation de spectacles est une initiative qui peut être risquée et sans garantie de réussite au préalable. Mais un groupe de jeunes ambitieux, armés d’une nouvelle approche du Business, orientée vers ce domaine, vient de briser les tabous de ce risque. Et le résultat ne s’est pas fait attendre. Initié, il y a seulement huit mois, ce projet dénommé «Station Arts-Communication - Culturelle (S.A.C.C.) vient d’apporter ses premiers fruits. En effet, il a présenté son premier spectacle sous le titre : «Tambla». Bien que ce projet ait une vocation commerciale, au départ, les jeunes qui l’on initié ont privilégié sa dimension culturelle et voulu à cet effet, explorer un terrain vierge : celui de la part africaine dans la culture tunisienne. «Cette part africaine dans le paysage culturel tunisien reste peu inconnue pour le large public, mais représente pourtant une grande partie du patrimoine musical tunisien», confie Elias Baccar, le metteur en scène du spectacle. Ainsi, l’originalité du projet réside dans le fait qu’il rassemble deux modes musicaux qui ont vécu, jusque-là, séparés l’un de l’autre. Il s’agit du «Tambla» qui est dérivé du «Stambali» et du «Mezouède». En effet, chacun de ces modes musicaux a un environnement qui lui est spécifique. «Raison pour laquelle, le mariage entre ces deux genres musicaux donnera quelque chose d’original qui présente la Tunisie sous tous ses aspects artistiques et multiculturels», a expliqué Elias. Le spectacle donné hier, a comporté deux phases. La premier répertoire relève purement du Mezouède, tandis que le deuxième est un mixage entre le stambali et le Mezouède. Les instruments du Mezouède utilisés dans ce spectacle comprennent le «Gasbah», «Bendir-Kaf», le «Kamandji» et le clavier qui a pris la place du «Bala-fon», un instrument traditionnel africain. Ces instruments sont associés au «gombri», au «chakchak» et au «Tambla». La chorégraphie ainsi que les costumes ont été adaptées aux folklores africaines. De nombreuses couleurs d’icônes et de figurines ont été introduits dans leur design. Grâce à une mise en scène savamment conçue par Elias Baccar et une chorégraphique adaptée, ainsi que de nombreux mixages techniques, le groupe a su composer d’anciens morceaux tirés du patrimoine africain présent en Tunisie. Il s’agit des compositions comme «Doudou Brahim», «Banakouri», «Bou Saïd» au Palais des Sports d’El Menzah, dans du spectacle «Tambla» dirigé par Hédi Dounia, une figure de proue du spectacle la Tunisie. Ousmane WAGUE


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com