L’Irak veut ouvrir un “nouveau chapitre” avec la France





Le Quotidien-Agences Le chef du gouvernement intérimaire irakien Iyad Allaoui a souhaité ouvrir un "nouveau chapitre" avec la France, en annonçant hier un prochain rétablissement des relations diplomatiques bilatérales. La France, qui a été hostile à l'invasion, a pris acte du transfert du pouvoir au gouvernement de Allaoui par la coalition conduite par les Etats-Unis, reconnaissant la souveraineté des nouvelles autorités de Bagdad. Allaoui a indiqué lors d’une rencontre avec le chef de la diplomatie française à Bagdad, Bernard Bajolet que son pays annoncerait "très prochainement" la reprise des relations, précisant que les "mesures nécessaires (au rétablissement de ces relations) seraient prises dans un jour ou deux". "Nous sommes tout à fait d'accord sur le rétablissement rapide des relations diplomatiques", a indiqué Bajolet, dont c'était le premier contact officiel avec Allaoui depuis le transfert du pouvoir, le 28 juin. Bajolet, évoquant les perspectives qui s'ouvrent aux relations entre les deux pays, a parlé d'"Irak souverain" et dit avoir proposé "au gouvernement pleinement en charge et souverain" une participation de la France à la privatisation du secteur public irakien. Il a, au détour d'une phrase, rappelé la caractère ancien des relations entre les deux pays, tandis que Allaoui a reconnu l'existence de "problèmes", allusion aux positions de la France perçues comme soutenant l'ancien régime. "Nous espérons pouvoir travailler ensemble pour venir à bout et éliminer les malentendus (du passé)", a-t-il dit, soulignant "attendre de la France et d'autres pays leur aide pour permettre à l'Irak de réintégrer la communauté internationale". "Nous espérons rebâtir des relations nouvelles et saines bâties sur l'intérêt mutuel", a-t-il insisté. Des sujets de contentieux persistent, comme celui de la dette publique irakienne à la France, estimée à 2,9 milliards de dollars sans les interêts, et que Paris ne veut pas annuler totalement comme le demandent les Etats-Unis avec insistance. Les autorités irakiennes peuvent également s'offusquer de la position de la France au dernier sommet de l'Otan, contre un déploiement des troupes de l'Otan en Irak qu'elles appelaient de leur voeu.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com