Après la rencontre entre Barnier et Arafat : Sharon juge la France «inamicale»





Le Quotidien-Agences Le Premier ministre israélien a dénoncé l'attitude "inamicale du gouvernement français envers Israël" après la visite de Michel Barnier à Yasser Arafat. Sharon s'exprimait devant une délégation d'élus français de droite, du centre et de gauche, qu'il a reçus dans ses bureaux d’Al-Qods. Les ambassadeurs de France en Israël, Gérard Araud, et d'Israël en France, Nissim Zvili, assistaient à cette rencontre. La presse n'a pas été invitée à assister à la rencontre mais plusieurs élus ont rapporté les propos du chef du gouvernement israélien. Parmi les élus présents figuraient les députés UMP (centre droit) Georges Tron, Jérôme Chartier et Patrick Beaudouin, le député UDF (centre) André Santini, ainsi que Geneviève de Kerautem, maire adjoint socialiste de Montreuil (région parisienne). "J'ai été très déçu par la visite" de Barnier à Yasser Arafat, "ainsi que par les paroles du ministre et du président Jacques Chirac sur le statut de Yasser Arafat", a affirmé Ariel Sharon. "De plus en plus de gouvernements dans le monde, notamment arabes, refusent de rencontrer Arafat. Cette rencontre lui donne de l'oxygène politique, alors qu'il faut qu'il soit placé dans un isolement total pour permettre l'émergence de nouveaux dirigeants palestiniens", a estimé Sharon. Selon lui, "Arafat est l'obstacle principal aux réformes nécessaires de l'Autorité palestinienne. Il joue sur la stratégie du terrorisme", a-t-il ajouté. Barnier a déclaré qu'il se rendrait "dans quelques semaines" en Israël. Renforcement des liens Ariel Sharon a également affirmé qu'il était "très intéressé au renforcement des liens (d'Israël) avec la France et le peuple français, et même avec le gouvernement français". Le Premier ministre israélien a tenu à faire part de son "estime" et de son "respect au gouvernement français dans sa détermination à lutter contre l'antisémitisme en France", ainsi que pour "son action très positive auprès des autres pays européens pour les avoir inciter à ajouter le Hamas sur la liste des organisations terroristes". "J'espère que le Hezbollah sera bientôt sur cette liste. Le terrorisme islamiste est une menace pour toutes les démocraties", a-t-il également affirmé.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com