Tabarka Jazz Festival : Aux rythmes de la «stamba»





Deux concerts étaient au programme d’avant-hier lors du Tabarka jazz festival: celui du jazzman tunisien Hichem Hemrit et de l’artiste révolutionnaire afro-américain, Arche Sheep. Les deux jazzmen ont excellé. Seul jazzman tunisien au programme de cette 9ème édition du festival International du jazz, Hichem Hemrit a atteint avant-hier le sommet de son art lors du concert qu’il a donné à la Basilique de Tabarka. Comme à l'accoutumée, le jazzman tunisien est sorti de l'ordinaire, en présentant un style de jazz plus vivant qui s’inspire du «stambali». Il a également introduit un petit changement dans son groupe, en y introduisant la jeune Yona Yacoub qui a joué en «maître de saxo» en compagnie de Habib Smandi à la percussion, le jeune Mehdi, à la guitare et Nabil Gria à la basse. Ainsi, durant ce concert qui a duré plus d’une heure, il a interprété d’abord ses mythiques morceaux comme «Deep water» qui expriment tous son amour pour la mer, mais également le «Stamba» une composition de son prochain album. Le jazzman tunisien a aussi dédié un morceau de ce même album à Tabarka, symbole de son amour pour la ville du corail. * Pour la cause des victimes de la souffrance Le public de la Basilique a eu droit aussi à un autre concert alléchant celui donné par la star afro-américaine du jazz, Archie Sheep. Fortement attaché au jazz classique né pendant la période de la souffrance de sa communauté, Archie, surnommé «L’éternel nostalgique» a interprété une dizaine de morceaux aux rythmes engagés et révolutionnaires «Je milite contre la souffrance des peuples opprimés et pour le droit des peuples victimes de l’exploitation où qu’ils soient et quelle que soit leur couleur», a-t-il lancé à l’assistance avec sa voix galvanisée. Et d’ajouter: «Mon style de jazz reste le blues rythmé par lequel les esclaves afro-américains exprimaient leur souffrance d’antan». Cet esprit fait que Archie Sheep reste fortement attaché à ses racines africaines. Raison pour laquelle il a chanté durant son concert le Continent noir et la souffrance des Africains. O.W.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com