Mohamed Jlassi : «Le Karaté, un savoir-vivre»





Bien qu’il soit venu un peu tard au karaté, Mohamed Jlassi n’en a pas moins bâti une carrière qui commence à prendre de l’ampleur au point de devenir l’un des membres incontournables de l’équipe nationale. Au départ, Jlassi a préféré continuer ses études au détriment de son sport préféré. Mais une fois cette étape franchie, il a fait un virage à cent degrés et les résultats ne se sont pas fait attendre. * Quand est-ce que votre carrière a-t-elle véritablement démarré? - Ma carrière a pris son véritable envol le 5 mai 2002 à l’occasion de ma convocation en équipe nationale. Auparavant, la priorité était donnée aux études, mais au terme de ce cycle, je me suis entièrement consacré au karaté, m’entraînant deux fois par jour sous la houlette de l’entraîneur national, Gilles Cherdieu, aidé par Néji Sidhom qui est entraîneur adjoint. * Comment avez-vous ressenti ce changement ? - A partir du moment où l’on se consacre entièrement à un sport, inéluctablement votre carrière connaît une véritable métamorphose. C’est ce qui m’est arrivé, surtout que j’ai eu l’opportunité de côtoyer de véritables champions méditerranéens, arabes et africains, à l’instar de Wissam Arfaoui, Hassib Kanoun, Ibtissem Hanachi, Tlili Barhoumi... Une approche qui m’a permis de m’améliorer et de donner un nouveau visage de ma carrière, au point d’être convoqué en équipe nationale. * Comment arrivez-vous à concilier travail et sport ? - Non seulement travail et sport, mais aussi études de 3ème cycle. Je m’organise de façon à donner à chacune de ces activités le temps nécessaire qui lui est imparti. Heureusement qu’avec la compréhension et l’aide de mes professeurs et de mes entraîneurs, j’arrive à remplir mes tâches de la meilleure des manières. * A ce stade de votre carrière, quelles sont vos ambitions futures ? - Tout d’abord, le karaté constitue pour moi une philosophie qui m’aide à m’épanouir quotidiennement. C’est un savoir-vivre et une règle de vie qui donnent une nouvelle dimension à l’individu. Mon ambition ne s’arrête pas aux résultats et à un riche palmarès, mais elle les dépasse. Ma véritable voie est dans le journalisme. C’est ma véritable vocation. Néanmoins, sur le plan sportif, j’aimerais bien avoir la chance de participer à une compétition de l’envergure d’un championnat du monde. A ce titre, je pense avoir l’opportunité et surtout une grande envie de participer aux championnats du monde au Mexique, en novembre, à moins que le coach national en décide autrement. Toutefois, la décision sera prise trois semaines environ avant cette compétition. De même je vais faire de mon mieux pour être présent aux championnats arabes à Alger en septembre. Pour ma part, je ne vais lésiner sur aucun effort afin d’atteindre cet objectif pour représenter dignement mon pays, si l’entraîneur fait appel à mes services. Dans le cas contraire, je serai le premier supporter de mes camarades qui seront choisis pour participer à cette joute. D’ailleurs, je vais appliquer le conseil que Cherdieu nous répète souvent à l’entraînement : «Si je ne vous ai pas choisis, prouvez-moi que j’ai eu tort». Et je vais le lui prouver. Moncef SEDDIK _______________ * Digest Age : 26 ans Il a commencé le karaté à l’âge de 17 ans, mais sa carrière a débuté réellement au TAC en 2000. Il a commencé à participer aux grandes compétitions à partir de 2001. Etudiant en 3ème cycle, Master spécialisé en nouvelle technologie d’information et de communication. Palmarès 2002 - Médaille d’or par équipes en Coupe de Tunisie 2002 - Première convocation en Equipe nationale, à l’issue du Championnat de Tunisie du printemps. Saison sportive 2002/2003 — Saison sportive 2003 - 2004 : Champion de Tunisie (+80 kg) dans le cadre du championnat de Tunisie automne - hiver qui s’est déroulé à Sousse, le 4 janvier 2004. — Super finale du championnat de Tunisie : Mai 2004: • Médaille d’or par équipe • Médaille de bronze en individuel (+80 kg) — Coupe de Tunisie et médaille d’or le 24 juin 2004.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com