Budget d’été : Des dépenses de bout de chandelle





L’été est une saison de dépenses. Certains jeunes n’ont pas de problèmes de budget et à fond le farniente. D’autres disposent d’un peu d’argent et ... l’investissent ... pourquoi pas ? Tunis - Le Quotidien Il est évident que la saison estivale est synonyme de divertissement. La journée est consacrée à la plage et le soir reste réservée aux veillées, tous lieux confondus. Sauf que le divertissement, quel qu’il soit, nécessite de l’argent. D’autant que l’été reste une saison qui coûte assez cher selon l’avis de tous. Les jeunes essaient tant bien que mal de se débrouiller non seulement pour avoir de l’argent mais surtout pour gérer ce budget. En tout cas, même si beaucoup d’élèves semblent mener un train de vie assez élevé par rapport à leurs ressources, limitées après tout, d’autres gèrent un budget étriqué. Larbi Mazigh vient d’acheter un portable. A 18 ans, il considère qu’il n’a pas de dépenses. Mais de toute façon, même s’il en avait envie, il ne pourrait pas le faire, faute de sous. «Tout l’argent que j’ai eu, je l’ai déboursé pour me procurer le mobile». D’après cet élève, ses dépenses, se limiteraient au cas échéant à un café et des glibettes. Larbi, tout comme son copain Anouar Mzabi, appartiennent à une espèce rare par ces temps où les jeunes de tous les âges raflent de l’argent à droite et à gauche pour s’assurer un été, chaud, chaud, chaud en soirées. Pourtant, Anouar qui a 19 ans, ne va pas en boîte. Son budget, il le divise entre quelques fringues et un peu de divertissements. «Quotidiennement, je me paie un café avec mes amis». C’est là le programme de la soirée. Pour la journée «Je vais à la plage». A ce sujet, Anouar estime que l’été lui revient plus cher que l’hiver. «Car durant cette dernière saison, je ne fais presque rien». Il y a une autre catégorie de jeunes qui trouvent des expédients palpables et efficaces afin d’assurer une certaine consistance à leurs poches. Ils cherchent tout simplement un job d’été et ils se font un peu d’argent grâce à ce travail saisonnier. C’est le cas de Aymen Bahri. Ce bachelier a pris l’habitude de se réfugier dans le marché du quartier où il installe son étal, remonte ses manches et se met au boulot. «Je travaille pour mon propre compte et mon père m’accorde une petite aide de temps en temps». Mais Aymen réfléchit à long terme. Il ramasse de l’argent en été et s’empresse de le faire fructifier. «Je ne me refuse pas un peu d’amusement. Je vais donc dans des cafés et je visite parfois des villes». Ce n’est qu’une partie du budget qu’il dépense. La part du lion, il l’épargne. Qu’est-ce qu’il en fait se demande-t-on? «Je l’utilise pour faire du commerce», répond-il. Il s’agit en l’occurrence du commerce de la valise. Aymen est allé par exemple en Turquie l’année précédente. Ce genre de commerce lui permet de joindre l’utile à l'agréable. Le travail en été s’impose également à Youssef Hamzaoui. Bachelier aussi, il passe d’habitude ses étés derrière le comptoir d’une boulangerie. «Je planifie mon argent : le permis de conduire, le portable et les vêtements». Malheureusement, cette année Youssef ne sera pas dans le royaume de pain, parce qu’il a été déjà remplacé. Il aura le droit à 1d500 au quotidien. Bien qu’il ne fume pas «c’est insuffisant. C’est pourquoi, je dois me débrouiller». Décidément, l’argent est nécessaire en été. Il ne pose pas de problème pour les uns. Mais il manque amèrement à d’autres. Ceux-ci sont tantôt obligés de se soumettre à leurs contraintes financières et faire preuve d’une grande débrouillardise pour s’en tirer. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com