Fahrenheit 9/11 : Michael Moore tire dans tous les sens





Le cinéaste américain Michael Moore a souhaité mardi à New-York que la diffusion mondiale de son documentaire "Fahrenheit 9/11" facilite des changements de régime dans les pays ayant approuvé la guerre en Irak. Le Quotidien-Agences Michael Moore a déclaré lors d'une conférence de presse que son film devrait encourager les électeurs des pays démocratiques ayant soutenu la guerre en Irak à chasser par leurs votes leurs dirigeants. Le pamphlet anti-Bush du cinéaste américain, Palme d'or au dernier festival de Cannes, est un grand succès commercial depuis sa sortie aux Etats-Unis il y a 15 jours, où il bat tous les records pour un documentaire.Il critique violemment la politique irakienne du président George W. Bush et s'élève contre l'érosion des droits civiques aux Etats-Unis.Le cinéaste a été particulièrement cinglant vis-à-vis des Premiers ministres australien et britannique, John Howard et Tony Blair. "J'espère que les Australiens qui verront ce film se diront: +nous avons besoin d'un changement de régime dans notre pays+", a souligné Michael Moore. Il a indiqué qu'il n'assurerait aucune promotion de son film à l'étranger pour se consacrer à sa "mission" aux Etats-Unis: oeuvrer à ce Bush perde l'élection présidentielle en novembre.Michael Moore a suggéré que le peuple japonais avait été trahi par la décision de son gouvernement d'envoyer 550 hommes en Irak. "C'est un jour bien triste que celui qui vous a vu vous impliquer de la sorte", a-t-il répondu à la question d'un correspondant japonais.Il a eu aussi des mots très durs pour Tony Blair, l'allié le plus résolu du président Bush dans la crise irakienne. "Je me suis creusé les méninges en essayant de comprendre ce que Tony Blair, par ailleurs un homme intelligent, pouvait bien chercher en se liant comme cela au président Bush", a-t-il lancé. "C'est là quelque chose que la science devra expliquer. Peut être qu'un jour quelqu'un pourra l'examiner, le mettre sous hypnose". Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi en a pris aussi pour son grade: "Si j'étais citoyen italien, je sortirais du film en me demandant ce que Berlusconi est allé faire en s'accrochant aux basques de George W. Bush. C'est embarrassant pour l'Italie et le plus tôt il y a un changement de régime à Rome le mieux ce sera", a estimé le cinéaste. Michael Moore a encore invité l'Autriche à offrir des séjours de ski gratuits aux Américains pouvant prouver qu'ils ont voté contre Bush. Le cinéaste a enfin indiqué que la distribution de "Fahrenheit 9/11" en Chine, où il craint qu'il ne soit partiellement censuré, faisait encore l'objet de discussions. "J'espère que les Chinois pourront en sortir en réalisant qu'il y a des Américains, comme moi, qui peuvent être en désaccord. Peut être qu'un jour n'importe qui en Chine aura le droit de prendre une caméra et faire ce qu'il veut avec", a-t-il dit.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com