Attaque meurtrière contre l’armée américaine : Samarra symbole de la résistance





• Cinq GI’s tués et des dizaines de blessés Cinq soldats américains et six Irakiens, dont deux membres de la garde nationale, ont été tués hier dans une attaque au mortier suivie de heurts à Samarra, au nord de Bagdad, qui ont également fait une cinquantaine de blessés. Le Quotidien-Agences Selon un porte-parole militaire américain, le commandant O'Brien, " 38obus de mortier ont été tirés sur le QG de la Garde nationale (à Samarra), également utilisé par la 1ère Division d'infanterie, le touchant et provoquant son effondrement". Cinq soldats américains et deux gardes nationaux irakiens ont été tués dans l'attaque lancée tôt le matin et qui a également blessé 20 soldats américains et trois gardes nationaux irakiens, a-t-il précisé. L'armée américaine a riposté à la source des tirs par des tirs d'obus, a encore indiqué le commandant O'Brien, ajoutant que les soldats américains et les paramilitaires irakiens retournaient les décombres à la recherche d'éventuelles autres victimes. Au moins quatre Irakiens ont été tués et 30 autres blessés dans des affrontements, qui ont suivi l'attaque, entre des groupes armés et des forces de sécurité irakiennes assistées de soldats américains, selon des sources hospitalières. "L'hôpital a reçu quatre corps et trente blessés, et les résidents ont commencé à donner leur sang", a déclaré le docteur Mohammad Fadel, à l'hôpital général de la ville. Samarra, à 125 km au nord de Bagdad, compte de nombreux partisans de l'ancien président Saddam Husseïn et l'armée américaine y a réduit sa présence depuis mars, y cédant le maintien de l'ordre aux forces de police et de la Garde nationale irakiennes. Ces derniers morts dans les rangs de l'armée américaine portent à 648 le nombre de militaires américains tués en action depuis le début de l'occupation de l'Irak en mars 2003, selon un décompte établi à partir de communiqués militaires. * Persistance de la Résistance Ces morts, qui interviennent au lendemain de l'annonce par le gouvernement irakien d'Iyad Allaoui de mesures exceptionnelles de sécurité, témoignent de la persistance de la Résistance en Irak en dépit du transfert du pouvoir aux Irakiens, le 28 juin. Près de 400 Irakiens ont été tués et plus 1.600 blessés dans les violences depuis la formation le 1er juin du gouvernement Allaoui, indique ainsi un bilan officiel. Selon les statistiques du ministère de la Santé, 388 personnes ont été tuées et 1.680 autres blessées depuis cette date dans des attaques, des opérations militaires et des affrontements armés à travers le pays. Depuis le 28 juin, 120 Irakiens ont été tués et 354 blessés, selon ce bilan. Allaoui va disposer, en vertu d'un décret signé mercredi, de pouvoirs exceptionnels destinés à juguler la violence qui demeure quotidienne en Irak, les forces de sécurité irakiennes restant une cible privilégiée de la guérilla. Par ailleurs le fils d’un chef tribal pro-américain et deux policiers ont été abattus hier à Ramadi, au cœur de la province sunnite rebelle de l’ouest de Bagdad, apprend-on de source hospitalière. La famille du chef tribal avait été visée le 10 février par une attaque menée par un kamikaze qui avait déclenché la charge qu’il portait alors qu’il était fouillé par des gardes dans la résidence de Cheikh Amr. A Bagdad, un ancien responsable du parti Baâth dissous de Saddam Husseïn a péri hier dans l'explosion de sa voiture dans le Sud de la capitale a indiqué un officier de police sur place. La voiture a explosé à la sortie d’une usine textile, a-t-il dit, sans pouvoir préciser si l’engin était placé à bord du véhicule ou sur la route.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com