Rehhagel et Lemerre ont vu juste : Le miracle des… remplaçants !





Ce qui s’est passé à l’Euro 2004 continue à susciter des réactions diverses. On pense même que les Grecs ont pu tenir jusqu’au bout parce que plusieurs titulaires en sélection ne sont que des remplaçants au sein de leurs clubs. Les techniciens et autres observateurs estiment que les joueurs grecs ont pu afficher une très grande fraîcheur physique car ils ne jouent pas souvent en cours de saison et n’étaient pas arrivés à l’Euro éreintés par un long marathon comme les joueurs anglais, espagnols ou italiens à titre d’exemple. Ils pensent que certains éléments parmi les titulaires dans la formation de l’Allemand Otto Rehhagel ne sont que des doublures dans leurs équipes et sont peu utilisés, surtout ceux qui évoluent à l’étranger. Ils citent en exemple Traianos Dellas, l’imposant défenseur central qui joue à l’A.S Roma et qui s’est illustré d’une manière frappante au cours de l’Euro alors qu’il a été rarement titularisé en Italie. C’est le cas également du buteur Angelos Charisteas qui évolue au Werder Brême et a un statut de remplaçant alors qu’il vient de faire des ravages au Portugal. Même le gardien de but Antonios Nikopolidis, pourtant évoluant au Panathinaïkos en Grèce, était souvent remplaçant en championnat et Rehhagel a pris un énorme risque en le préférant aux deux autres keepers. C’est dire que ces remplaçants n’ont pas eu froid aux yeux et ont fait montrer tout leur savoir-faire même si les jambes manquaient de compétition. * Lemerre l’a déjà fait Ceci nous amène à faire quelques comparaisons. On a souvent reproché à Roger Lemerre de faire appel à des joueurs remplaçants qui jouent très peu dans leur championnat. C’est le cas de Slim Ben Achour, Adel Chedli, Najeh Brahem et Ali Boumnijel en particulier. Ces quatre joueurs ont pourtant disputé la CAN 2004 en entier et ont largement contribué au sacre tunisien. Grâce à leur mentalité de véritables professionnels, ils étaient parvenus à donner le maximum et Lemerre en a parfaitement profité. Pour un remplaçant dans un championnat professionnel, la concentration, le sérieux et la générosité dans l’effort sont toujours là, sur le terrain ou sur un banc de remplaçants. Les Grecs ne se sont pas posé trop de questions à propos du statut de leurs joueurs. Titulaires ou doublures, c’est leur rendement sur le terrain qui compte en premier lieu. Ils n’ont pas fait de propagande pour ceux qui jouent à l’étranger. En fin de compte, c’est l’esprit d’équipe qui a triomphé, aussi bien à Porto qu’à Tunis. Que la leçon soit définitivement retenue. Kamel Zaïem


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com